Les intermittents contre le projet patronal : Ce sont les menaces contre tous les chômeurs qu'il faut mettre en échec26/02/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/02/une2378.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Les intermittents contre le projet patronal : Ce sont les menaces contre tous les chômeurs qu'il faut mettre en échec

L'assemblée générale des intermittents du spectacle du 17 janvier au théâtre du Rond-Point, à Paris, mobilisés contre le projet de refonte à la baisse de l'assurance-chômage, a réuni plus de 900 personnes. Les présents ont décidé de poursuivre la mobilisation pour réussir la manifestation du 27 février, avec préavis de grève.

En réalité, le régime spécifique des intermittents du spectacle est une aubaine pour les entreprises du spectacle, et notamment les plus grosses, celles du cinéma et de la télévision, comme TF1, France 2 et France 3. Par ce biais, elles font payer une bonne partie de leurs frais de salaires et cotisations par l'Unedic, sans avoir même à se soucier des lois sur les licenciements. C'est bien pourquoi on imagine mal que le patronat et le gouvernement veuillent vraiment supprimer ce système. L'ancienne patronne du Medef, Parisot, s'est d'ailleurs déclarée opposée à sa disparition, au nom de l'« exception culturelle française », ce qui en langage patronal signifie « des sous pour les patrons ». Le désaccord à ce sujet entre Gattaz et Parisot n'est que de façade. En réalité, cette nouvelle attaque s'inscrit dans une offensive beaucoup plus large contre l'assurance-chômage. Et tout particulièrement contre les précaires, intérimaires ou CDD, qui risquent, eux, de perdre tout droit à indemnisation au bout de leur mission, même s'ils ont cotisé régulièrement pour cela.

Alors, s'il y a une nécessité, c'est de comprendre que les attaques, de quelque nature qu'elles soient, contre les chômeurs présents et à venir, sont des attaques contre tous les travailleurs. Baisser les indemnisations des chômeurs, en plus de les pousser vers la misère, c'est faire pression à la baisse pour tous les salaires. Et il faut s'y opposer.

Partager