La Poste - Montauban (Tarn-et-Garonne) : Contre une réorganisation à leurs dépens, les facteurs font reculer la direction15/01/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/01/une2372.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

La Poste - Montauban (Tarn-et-Garonne) : Contre une réorganisation à leurs dépens, les facteurs font reculer la direction

Sous prétexte d'une baisse du flux de courrier (7 %), la direction de La Poste a décidé une réorganisation du bureau de Montauban. Elle a donc décidé depuis novembre 2013 de réorganiser le service en supprimant pas moins de huit tournées sur cinquante. Les conditions de travail, déjà difficiles, ne pouvaient que s'aggraver. C'est ce que les syndicats ne cessent de dire à leur direction, depuis l'annonce du projet il y a plus de six mois.

Mais la parole des travailleurs, celle des syndicats, la direction n'en a rien à faire. Pour elle, les postiers peuvent complètement absorber le travail et, pour le prouver, elle s'appuie sur un logiciel de calcul de la charge de travail qui fait la démonstration qu'il peut se faire avec les huit tournées supprimées... Alors, si l'ordinateur le dit !

Au bout d'un mois d'une réorganisation qui n'était plus virtuelle, les facteurs ont physiquement vérifié que ce n'était absolument pas tenable. Face à une direction qui fait la sourde oreille et ne veut croire que son logiciel, ils ont donc décidé de cesser le travail, à l'appel de la CGT. Depuis quatre semaines, plus d'une trentaine d'entre eux, soit 60 % de l'effectif, se sont mis en grève pour refuser cette réorganisation. Les pressions de la direction, que ce soit par les menaces de sanctions, l'embauche illégale de travailleurs intérimaires ou la réquisition des cadres, n'ont pas entamé la détermination des postiers, qui se sont rassemblés tous les jours au piquet de grève.

Dans le cadre de ce bras de fer, ils ont multiplié les actions auprès des usagers pour expliquer les raisons de leur grève. Le soutien moral et financier des usagers ainsi que des syndicats du département ont conforté les travailleurs dans leur mouvement.

Mardi 14 janvier, leur détermination a contraint la direction, après plusieurs jours de négociation, à réattribuer quatre tournées, à embaucher quatre permanents et à payer une partie des jours de grève. Même si une partie d'entre eux pensaient pouvoir obtenir plus, les facteurs ont repris le travail, fiers de leur combat et ayant fait l'expérience que la seule arme dont disposent les travailleurs pour se faire entendre et respecter, c'est la grève.

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