Armement : Un commerce qui ne connaît pas la crise28/08/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/08/une2352.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Armement : Un commerce qui ne connaît pas la crise

Selon les chiffres d'IHS, un cabinet qui fait autorité dans ce secteur, depuis 2008, date à laquelle l'économie mondiale plongeait dans une des crises les plus graves de son histoire, le commerce des armes, lui, comme pour compenser, commençait une ascension vertigineuse qui ne s'est pas démentie depuis.

Tous pays confondus, les échanges d'engins de mort ont progressé de 30 % rien que l'an dernier, pour atteindre un total de 73,5 milliards de dollars. La barre des 100 milliards devrait être franchie en 2018 et ces échanges devraient avoir doublé en 2020.

Les réductions budgétaires qui frappent les budgets militaires en Europe ou aux États-Unis n'empêchent pas que l'ensemble des dépenses militaires progresse de près de 10 % par an.

Ces chiffres dissimulent une concurrence acharnée entre les pays traditionnellement marchands d'armes, comme les États-Unis, la Russie, la France ou Israël, mais aussi l'arrivée dans ce secteur de pays dits émergents, comme l'Inde, la Chine ou la Corée du Sud. Cette dernière, à titre d'exemple, vient de faire son entrée dans le top-20 des pays exportateurs d'armes.

C'est ainsi que sont engloutis des milliards de dollars dans des produits qui ne servent à rien, sauf à tuer des êtres humains. Ces milliards seraient pourtant bien plus utiles s'ils étaient employés à satisfaire les besoins les plus élémentaires, comme donner à tous l'accès à l'eau, à la nourriture, au logement, à la santé et à l'éducation ; des besoins de première nécessité, dont des centaines de millions d'hommes et de femmes restent privés sur cette planète.

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