Aubert et Duval – Les Ancizes (Puy-de-Dôme) : Pollueur mais pas payeur14/08/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/08/une2350.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Aubert et Duval – Les Ancizes (Puy-de-Dôme) : Pollueur mais pas payeur

La direction de l'usine métallurgique Aubert et Duval des Ancizes, qui appartient au groupe Eramet, vient d'obtenir du Conseil d'État un sursis à l'exécution pour la période 1993-2005 du jugement du 9 mai dernier la classant site amiante. Cela empêche quelque 200 ouvriers, sur les 400 concernés, de pouvoir partir rapidement en préretraite.

Les 200 autres, recrutés avant le 31 décembre 1992, doivent encore attendre le feu vert du ministère du Travail pour avoir droit à la cessation anticipée d'activité. Et la direction affirme sans vergogne : « Nous serons ravis de continuer à travailler avec ceux qui souhaitent rester encore un peu. »

Prétendant que le départ des salariés va « décapiter l'usine », la direction d'Aubert et Duval revendique des pouvoirs publics qu'ils financent des recrutements et des formations.

274 salariés des Ancizes sont prématurément décédés du fait de leur exposition à l'amiante, que la direction utilisait et qui pollue encore l'usine.

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