Sarkozy revient régler ses comptes10/07/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/07/une2345.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Sarkozy revient régler ses comptes

Sarkozy est réapparu, lundi 8 juillet, devant 800 dirigeants de l'UMP, avec l'intention de se rappeler au bon souvenir de ses électeurs, de marcher sur les pieds de ses concurrents à droite, et incidemment d'aider à renflouer les caisses de son parti. En effet, le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de campagne du candidat Sarkozy à la présidentielle, et réclame à l'UMP de rendre les 11 millions d'euros de remboursement de frais de campagne.

Les dépenses de campagne sont effectivement plafonnées à 22,509 millions d'euros pour le second tour de la présidentielle, ce qui n'est pas rien. Sarkozy aurait crevé le plafond et « oublié » certaines dépenses, prises en charge par le parti ou... par l'Élysée, pour 1,7 million d'euros, d'après la Commission nationale des comptes de campagne. Il se défend en prétendant que certaines dépenses couvraient ses interventions de chef d'État.

Sarkozy a été en partie entendu, mais les « sages » du Conseil constitutionnel n'ont pas pu ne pas voir les 400 000 euros de dépassement, qui obligent l'UMP, qui avait avancé les fonds, à restituer à l'État les 11 millions. Les ténors de l'UMP s'inclinent, mais critiquent la décision du Conseil. Kosciusko-Morizet y voit même un « problème de principe », puisque d'habitude, entre les présidentiables, les ex-présidents ou les ex-ministres du Conseil constitutionnel, les choses se passent au mieux.

Le Conseil constitutionnel, une institution marquée à droite, a donc fait un croc-en-jambe à Sarkozy, à croire qu'en plus de ses ennemis à gauche, il n'a pas que des amis dans son propre camp. Si bien qu'aujourd'hui pour sauver leur parti de la faillite, des militants UMP font la manche dans les rues des quartiers chics. Exceptionnellement, la permanence de Neuilly restera ouverte en juillet.

Certains disent que Sarkozy se verrait bien candidat en 2017, et pourquoi pas élu président, ce qui accessoirement le mettrait en bonne position pour régler les problèmes de trésorerie de son parti.

« Il y a quelque chose d'indécent à parler du rendez-vous de la présidentielle alors que les Français souffrent », s'est défendu Sarkozy. En parler, c'est très mal, mais ça n'empêche pas Sarkozy d'y penser très fort.

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