Sita Agora -- Noyelles-Godault : Grève contre la fermeture05/12/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/12/une2314.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sita Agora -- Noyelles-Godault : Grève contre la fermeture

L'usine Sita de Noyelles-Godault est en grève depuis lundi 3 décembre, à la suite de l'annonce récente de la fermeture de cette « casse écologique » et du licenciement de ses 37 ouvriers.

L'entreprise Indra Ressource Auto-Pièce, qui recycle des voitures en fin de vie, appartient pour moitié à Renault et pour moitié à GDF-Suez. À elles deux, ces entreprises ont réalisé plus de 40 milliards d'euros de bénéfices depuis dix ans. Le fait d'être riches à milliards n'a pas empêché ces mastodontes du CAC 40 d'empocher neuf millions de subventions publiques, soi-disant pour créer des emplois sur le site de Noyelles-Godault ouvert en 2009.

Aujourd'hui, ces capitalistes montrent leur seule véritable fonction : recycler... l'argent public en profit privé, quitte à pousser trente-sept familles ouvrières vers la misère. Sita prétexte que l'entreprise est en déficit. Mais c'est un mensonge car c'est en payant des loyers exorbitants à la maison-mère, Suez Environnement, que la direction vide les caisses. En même temps qu'elle annonce ces licenciements, Sita vient d'inaugurer son nouveau siège social qui a coûté plusieurs millions d'euros.

La direction vient maintenant nous parler d'accompagnement des chômeurs et autres « plans de reclassement ». Mais les ouvriers ont de la mémoire.

L'entreprise a été construite sur les vestiges du site de Métaleurop, qui a fermé en 2003. À l'époque, ce sont plus de 800 ouvriers licenciés qui s'étaient vu promettre des reclassements et des suivis. Aujourd'hui, ces ouvriers que l'on rencontre tous les jours, qui sont des amis ou de la famille, restent au chômage.

Depuis le 3 décembre, la grève est suivie par tous les ouvriers de l'entreprise et est revotée chaque jour. Ils sont allés manifester avec les ouvriers d'autres entreprises de la région touchées par les licenciements (Durisoti, MSI, Doux, cheminots de la gare de triage de Somain...) à l'occasion de l'inauguration du Louvre-Lens par Hollande.

Les travailleurs refusent tout licenciement. Comme le dit l'un de nous : « Qu'ils regardent bien leur Rolex, l'heure de la révolte a sonné ».

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