Palestine : Non à l'agression israélienne contre Gaza !21/11/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/11/une2312.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Palestine : Non à l'agression israélienne contre Gaza !

Après six jours de bombardements qui ont fait au moins 116 morts du côté palestinien, Israël a annoncé qu'il renonçait provisoirement à son offensive terrestre. Il s'agit d'offrir une chance à une solution diplomatique, ont précisé ses dirigeants, ceux-là mêmes qui terrorisent de façon continuelle les populations de Gaza et de Cisjordanie.

Mais, invasion terrestre ou pas, les actes de guerre, au premier rang desquels les bombardements, continuent, répandant leur lot de morts et de désolation.

Dans ce conflit sans fin, il n'y a qu'un responsable : non pas celui qui se défend mais celui qui agresse, en l'occurrence l'État d'Israël. Dans la bande de Gaza où s'entassent un million et demi de personnes, 80 % de la population dépendent de l'aide alimentaire. Le territoire est totalement contrôlé par Israël. Une Française vivant à Gaza en donne la description suivante : « Gaza est une cage où une puissance étrangère décide de tout, la quantité des denrées qui entre ou n'entre pas, les lieux où les gens pourront rester en vie et ceux où ils seront abattus, le moment où ses tanks entreront arroser quelques kilomètres carrés de leurs engins explosifs et les moments où l'on pourra avoir l'impression de vivre. » Comment, dans cette « cage », pourrait-il ne pas y avoir des femmes et des hommes qui refusent l'enfermement, la misère et l'oppression subis ?

Des terroristes, les Palestiniens ? Non, des femmes et des hommes qui aspirent à la dignité et dont certains sont prêts à se battre pour elle. C'est d'ailleurs en tant qu'agressés que les Palestiniens réagissent le plus souvent. Le 14 novembre, après qu'une trêve avait été obtenue deux jours plus tôt, le chef militaire du Hamas était assassiné. C'est en réponse à cet assassinat dit « ciblé » que des roquettes ont alors été tirées sur Israël. Quelques jours plus tôt, le 8 novembre, des forces israéliennes pénétraient dans la bande de Gaza, rompant une période de calme de deux semaines. Lors de cette opération, un enfant de 12 ans était tué alors qu'il jouait au football. Et c'est après cet assassinat que quatre soldats israéliens ont été blessés par un tir de roquette.

Alors, si agresseur il y a, ce sont les dirigeants israéliens. Cette réalité, tout le monde la connaît, y compris les principaux soutiens d'Israël, au premier rang desquels les États-Unis. Dès le début de l'agression israélienne envers Gaza, Obama s'est pourtant empressé d'apporter un soutien franc et sans faille au gouvernement israélien, suivi par tous les autres gouvernements occidentaux, y compris ceux qui, comme le gouvernement français, ont formulé quelques bémols hypocrites, plutôt destinés à une frange de leur opinion publique.

Mais ces soutiens dépassent le seul conflit israélo-palestinien. Ils expriment un avertissement à l'adresse de tous les peuples du Proche et du Moyen-Orient : dans cette région, l'impérialisme possède un bras armé dont il peut à tout moment se servir, en l'occurrence les forces israéliennes. Les dirigeants impérialistes ne subissent pas la politique israélienne, ils s'en servent. Après le départ un peu piteux de leurs forces d'Irak et un départ programmé d'Afghanistan, il restera dans la région des armées totalement fidèles, si ce n'est inféodées à l'Occident : celles d'Israël. Et cela vaut bien de les soutenir sans réserve dans leur guerre contre la population palestinienne, tout en leur donnant néanmoins quelques conseils avisés.

Ainsi, Obama vient de glisser à l'oreille des dirigeants israéliens qu'il serait « préférable » pour eux d'éviter une offensive terrestre dans la bande de Gaza, afin de ne pas s'enliser dans une guerre de rues dont il peut être difficile de se sortir. Obama sait de quoi il parle, lui qui a mené après Bush les longs conflits d'Irak et d'Afghanistan, qui se sont tous deux soldés par des semi-victoires qui sont plutôt des semi-défaites.

Netanyahou entendra-t-il les conseils de son protecteur ? Ce n'est même pas sûr, tant son arrogance peut lui faire croire que tout lui est permis.

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