Coloplast- Porgès -- Sarlat (Dordogne) : Grève pour les salaires14/11/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/11/une2311.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Coloplast- Porgès -- Sarlat (Dordogne) : Grève pour les salaires

Depuis lundi 5 novembre, 80 des 120 ouvriers en CDI ainsi que des cadres de Coloplast-Porgès, à Sarlat, sont en grève pour de vraies augmentations de salaire.

Coloplast-Porgès fabrique à Sarlat plus d'une dizaine de millions de sondes d'urologie chaque année. Elle fait partie d'un groupe comptant 8 000 personnes dans le monde et dégageant 500 millions d'euros de bénéfices en 2012. Il y a trente ans, plus de 600 personnes travaillaient encore à Sarlat. Ils sont désormais seulement près de 350 (dont la moitié d'ouvriers), en comptant les intérimaires, dont certains sont précaires depuis longtemps.

Cette année, la direction ne propose qu'une augmentation générale de 1 %. Pour justifier ce blocage des salaires, la direction explique que la croissance, qui était de 7,7 % l'an dernier, est maintenant seulement de 5,4 %. Mais en 2011 le bénéfice annoncé par Coloplast-Porgès a été de 10,2 millions euros, et il devrait être cette année du même niveau. De plus, une dizaine de hauts cadres vont toucher l'équivalent de trois ans de salaire ouvrier en prime, ce qui confirme pour les ouvriers le mépris de la direction à leur encontre.

Estimant que le compte n'y était pas, les travailleurs ont donc décidé d'arrêter le travail. Étant donné une inflation à 1,9 %, ils considèrent que les propositions de la direction équivalent à une baisse de salaire moyenne de 49 euros par mois. De plus, leur prime d'intéressement va baisser. Estimant qu'au total la direction vole mille euros à chaque salarié cette année, ils demandent donc une augmentation minimale de cent euros de salaire brut mensuel pour tout le monde et le remplacement des départs à la retraite.

Un piquet des grévistes bloque l'entrée du site principal depuis le début. La direction a traduit en justice un militant syndical et menace de faire venir la police. Malgré ces tentatives d'intimidation, les grévistes sont bien déterminés à exiger leur dû !

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