Sanofi veut réduire ses effectifs : Sanofric est content10/10/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/10/une2306.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sanofi veut réduire ses effectifs : Sanofric est content

Le 3 octobre, un millier de salariés de Sanofi ont manifesté dans les rues de Paris pour le retrait du plan de restructuration. Venus des sites de Toulouse, Montpellier, Elbeuf, Chilly-Mazarin, Maisons-Alfort, Vitry et d'autres, ils sont venus exprimer leur rejet du plan.

Le matin même, à Gentilly en proche banlieue parisienne, se tenait le comité de groupe France Sanofi qui avait comme ordre du jour, entre autres, la présentation du « projet d'adaptation des activités en France à l'horizon 2015 ». En clair, le plan d'économies de deux milliards d'euros qui engendre les 900 suppressions d'emplois, plus le désengagement de Sanofi du site de Toulouse.

L'ensemble des organisations ont exigé le retrait du plan, ce à quoi le président de Sanofi en France a répondu qu'il n'était pas mandaté pour cela, que dialoguer ne voulait pas dire répondre oui aux demandes des syndicats. Sur ces paroles patronales, toutes les organisations syndicales ont quitté la salle afin de rejoindre le cortège des travailleurs rassemblés rue de la Boétie à Paris, au siège social de Sanofi.

Depuis des années, les restructurations se succèdent : production, recherche, développement, distribution, achats, visiteurs médicaux, administration, tous les secteurs ont été touchés. Le précédent plan d'économies a déjà détruit 4 000 emplois dans le groupe. Une fois de plus, Sanofi s'attaque aux emplois pour distribuer toujours plus de dividendes aux actionnaires.

Le site de recherche de Toulouse est particulièrement touché par le plan et chaque semaine, depuis l'annonce le 5 juillet, 250 salariés maintiennent la pression avec les « jeudis de la colère ». Dans l'espoir d'un apaisement, Sanofi et le gouvernement ont mis en place une commission qui traitera plus particulièrement du site de Toulouse, ajoutant qu'il y sera maintenu une activité scientifique... très certainement sans Sanofi, ce qui ne satisfait pas les travailleurs.

À ce jour rien n'est réglé. Le 11 octobre, les CCE de la recherche devaient se réunir et cette fois, les organisations syndicales devaient y participer. La mobilisation n'en demeure pas moins et des appels à débrayer et à manifester s'organisent, car seule la mobilisation peut faire reculer Sanofi.

Sanofi, avec ses presque neuf milliards de bénéfices, peut sans problème préserver tous les emplois actuels, tous les sites, et embaucher tous ceux qui y travaillent en contrat précaire.

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