Sodimédical -- Plancy-l'Abbaye (Aube) : La justice décide la liquidation réclamée par Lohmann & Rauscher20/09/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/09/une2303.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sodimédical -- Plancy-l'Abbaye (Aube) : La justice décide la liquidation réclamée par Lohmann & Rauscher

Mardi 18 septembre, le tribunal de commerce de Troyes a décidé la liquidation judiciaire de Sodimédical. La justice se plie à la demande du groupe Lohmann & Rauscher qui réclamait la liquidation de l'usine de Plancy-l'Abbaye depuis plus de deux ans. Le verdict a soulevé une vague d'indignation et de protestations bruyantes.

Pour les salariés rassemblés depuis 8 h 30 dans la salle d'audience du tribunal, l'attente a été très longue, alors que, pour les représentants du comité d'entreprise réunis à huis clos, la procédure a été des plus expéditives. Car l'avocat des salariés n'a pu que demander à nouveau le report pour une audience publique, à une date qui se situe après la décision de la Cour de cassation. Il n'a pas pu défendre le point de vue des salariés qui refusent qu'un groupe florissant comme Lohmann & Rauscher puisse prétendre avoir des difficultés à maintenir les emplois et les salaires à Plancy. Le groupe a été condamné à payer les salaires, mais depuis presque un an, il refuse de s'exécuter.

C'est le procureur de la République, le représentant du ministère de la Justice, qui a réclamé la liquidation immédiate. Christiane Taubira avait pourtant assuré les salariés de tout son soutien. À l'entendre, le groupe allemand allait rapidement être contraint à payer mais c'est le contraire qui s'est passé. Le représentant du gouvernement qu'est le procureur était pour autoriser Lohmann & Rauscher à liquider Sodimédical. Les paroles de compassion et de soutien étaient donc pour la galerie tandis que les actes ne montrent que de la servilité envers un groupe florissant, qui, en plus, prospère dans le domaine de la santé en fournissant les hôpitaux en matériel médical.

Dans le même genre, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a tardivement lancé une médiation pour la faire lanterner par la suite, puisque le médiateur a annulé la dernière rencontre. Le président de la République, Hollande, est même venu encourager les salariés lors de la Foire commerciale de Châlons-en-Champagne. Mais visiblement, ils n'ont aucune aide à attendre de Taubira, ni de Montebourg, ni de Hollande, qui font semblant de déplorer la situation, mais sont complices du patronat en le laissant fermer des usines et licencier.

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