Europ Ambulances -- Limoges : Fiers de s'être fait respecter11/07/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/07/une2293.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Europ Ambulances -- Limoges : Fiers de s'être fait respecter

C'est avec une certaine fierté que les grévistes d'Europ Ambulances ont décidé d'arrêter leur grève après avoir obtenu de leur patron des plannings de travail corrects et une rémunération des heures supplémentaires respectueuse de la loi.

Mais pour cela ils ont dû faire un mois de grève, des manifestations, interpeller le ministre du Travail lors de sa visite à Limoges et obtenir la réunion d'une commission de conciliation régionale. Dans la nuit de lundi à mardi 3 juillet, le patron, qui refusait toute discussion, a finalement cédé essentiellement sur les conditions de travail : amplitudes de travail journalières données à l'avance sur 8 semaines, horaires d'embauche également à l'avance. « Maintenant, on va connaître nos horaires, on va pouvoir s'organiser, on va enfin avoir une vie », a clamé l'un des grévistes.

La solidarité active et financière de bien d'autres travailleurs, des militants et des syndicats de l'union locale Limoges Sud a permis de limiter un peu les pertes financières qui se font d'autant plus lourdement sentir que les salaires sont bas : avec 35 ans d'ancienneté un ambulancier ne gagne pas plus de 1 350 euros net en salaire fixe.

Pour la majorité d'entre eux, c'était leur première grève. Pas un n'a flanché au cours de ces presque cinq semaines d'arrêt de travail, jusqu'au bout ils ont été 20 grévistes sur 27 malgré toutes les tentatives de division du patron : « Dans le conflit, on a appris à se connaître et à s'apprécier, quand on sait qu'il y a 20 personnes sur lesquelles on peut compter, ce n'est pas la même chose ! » disait un jeune gréviste ; un autre : « Les choses ne seront plus pareilles, plus personne ne se sentira isolé. C'est aussi pour cela que nous avons remporté une belle victoire. »

Au-delà d'avoir fait reculer sur les horaires, ils se sont fait respecter, et pour bien montrer au patron qu'ils entendent continuer à l'avenir, ils ont décidé de ne pas reprendre le travail sur le champ mais à la date choisie par eux, jeudi 5 juillet !

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