Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu -- Lyon : Des économies dangereuses04/07/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/07/une2292.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu -- Lyon : Des économies dangereuses

À force de fermer des lits en psychiatrie, il est de plus en plus difficile de prendre en charge les patients. Ainsi, depuis huit mois, 25 « couchettes » ont dû être installées dans les salles d'activités thérapeutiques des services pour faire face aux admissions et, bien sûr, sans effectifs supplémentaires.

À aucun moment, l'Agence régionale de santé (ARS) n'a consenti à augmenter le personnel, prétextant que nous gardions les patients trop longtemps ! C'est dans ce contexte que, courant mai, deux infirmières ont été gravement agressées par des patients. Elles souffrent de traumatismes physiques et psychiques importants.

L'effectif normal est de deux infirmières pour vingt-six patients. Or à ce moment-là il y avait trente patients avec seulement une aide-soignante en plus. Dans ces conditions le personnel, qui se trouve dans l'incapacité de répondre aux demandes, pare au plus urgent et il lui est impossible d'anticiper les situations à risque. À cela, il faut ajouter un manque récurrent de matériel lié aux consignes d'économies, obligeant les agents à courir dans les autres services. Les salles d'activités étant transformées en chambres, les soins sont réduits au minimum et les patients avec leurs angoisses livrés à eux-mêmes.

Exprimant leur colère, 150 à 200 hospitaliers ont manifesté à plusieurs reprises devant l'hôpital courant mai et juin. Le dernier rassemblement avait pour objectif d'aller demander des comptes à l'ARS. Les seules propositions de cette dernière ont été de mettre de « petits » moyens pour favoriser la sortie des patients. En revanche, rien pour aider le personnel.

Alors que d'autres violences se sont produites depuis, le gouvernement socialiste maintient la politique de ses prédécesseurs. Les changements nécessaires devront donc lui être imposés.

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