À Nice le 24 mars, une discussion nourrie29/03/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/03/une2278.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Nathalie Arthaud, une candidate communiste

À Nice le 24 mars, une discussion nourrie

Samedi 24 mars, la salle du meeting de Nathalie Arthaud à Nice était bien remplie d'auditeurs attentifs. L'exposé de Nathalie Arthaud, chaudement applaudi, fit place à un débat qui débuta par la demande d'un participant : « Comment va Arlette ? » Puis un jeune, dont les parents et amis sont dispersés dans divers pays d'Europe en crise, mit en évidence le recul pour les populations d'Espagne, d'Italie, du Portugal ou de Grèce. Que faire alors que, face à la force organisée des dirigeants proches du monde de la finance, le mécontentement s'exprimait, comme en Espagne, par la force désorganisée des Indignés ?

C'est un recul effectivement effarant, souligna Nathalie Arthaud, que l'on n'aurait même pas imaginé il y a seulement trois ans. Les mesures prises contre les travailleurs sont les mêmes d'un pays à l'autre, quelle que soit la couleur politique des dirigeants. C'est bien ce qui nous attend en France, indépendamment du résultat de l'élection présidentielle. D'ailleurs, les projets existent déjà, tel l'accord sur la compétitivité des entreprises que le patronat attend. Et c'est cette réalité, celle que vivent les Grecs, qu'il va nous falloir affronter.

Ce qui manque aux luttes qui se sont déroulées en Grèce, en Italie, en Espagne, à la grève générale dernièrement au Portugal, c'est un programme, une politique pour le monde du travail.

À quelqu'un qui lui demandait de chiffrer son programme, Nathalie Arthaud répondit que le chiffre, ce sont les quatre millions et demi de chômeurs, et que les patrons ne se demandent jamais combien le chômage et la misère vont coûter à une ville, à une région. Si ces derniers passent leur temps à se plaindre de ne pas pouvoir équilibrer leurs comptes, il faut que les travailleurs, eux, puissent équilibrer les leurs, et le minimum pour cela serait un salaire de 1 700 euros net par mois. Si cette société n'est pas capable d'assurer ce salaire minimum, eh bien il faut en changer, dit-elle.

La discussion ainsi lancée se poursuivit ensuite longtemps dans la salle.

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