Bolloré : Une magouille à 253 millions d'euros29/03/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/03/une2278.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Bolloré : Une magouille à 253 millions d'euros

Le groupe publicitaire Havas vient de décider de consacrer 253 des 780 millions d'euros disponibles de sa trésorerie à racheter ses propres actions. 12 % des actions du groupe seront ainsi retirées du marché et détruites.

Cette annonce a entraîné immédiatement une hausse de 9 % du cours de l'action Havas. En effet, réduire le nombre d'actions revient à diminuer le nombre de parts de gâteau et donc, si les bénéfices sont au rendez-vous, à augmenter chaque part. Cet espoir d'une meilleure rentabilité fait augmenter le prix de l'action, arrondissant d'autant la fortune des grands actionnaires. Au premier rang d'entre eux, il y a Vincent Bolloré, un des hommes les plus riches du pays, détenteur, entre autres, de 33 % du capital d'Havas, dirigeant du groupe et initiateur de cette opération qui va l'enrichir encore d'un simple trait de plume.

Nombre de grands groupes financiers et industriels, de Bouygues à Total, procèdent depuis quelques années à des opérations semblables. Celles-ci concentrent encore un peu plus la fortune en répartissant les bénéfices tirés de l'exploitation des travailleurs entre un nombre toujours plus restreint de familles. Le fin du fin du capitalisme ne consiste pas à investir pour des productions nouvelles, mais à se disputer ainsi ce qui existe déjà, entre requins de plus en plus obèses. Quitte à ce qu'ils en crèvent ou fassent crever la société avec eux.

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