À Besançon : « En s'en prenant aux chômeurs, Sarkozy s'en prend à tous les travailleurs »16/02/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/02/une2272.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Nathalie Arthaud, une candidate communiste

À Besançon : « En s'en prenant aux chômeurs, Sarkozy s'en prend à tous les travailleurs »

180 personnes étaient présentes, samedi 11 février, malgré le froid glacial, au meeting de Besançon, au cours duquel Nathalie Arthaud a déclaré notamment :

« Sans doute inquiet de se voir si bas dans les sondages, Sarkozy a choisi de précipiter son entrée en campagne et il a sorti la grosse artillerie contre les chômeurs, pour plaire à l'électorat le plus réactionnaire, de droite et d'extrême droite.

C'est insupportable ! Mais ce sera cela, la campagne de Sarkozy pendant les trois mois à venir : des insultes contre les chômeurs, des attaques contre les travailleurs, parce qu'ils sont immigrés, du mépris social contre tous ceux qui ne sont pas du bon côté du manche.

Depuis le début de la crise, 900 usines ont fermé. Il y a une usine qui ferme chaque jour. 1 000 chômeurs de plus chaque jour. Non seulement Sarkozy laisse faire les licencieurs, il laisse faire ses amis capitalistes, mais en plus il accuse les travailleurs qui sont mis au chômage d'être des assistés, il les accuse de ne pas vouloir travailler !

Nous avons tous vu les travailleurs de Continental, de New Fabris, de Molex, de Seafrance, de Lejaby, se battre bec et ongles pour ne pas perdre leur emploi. Aujourd'hui, les travailleurs de Fralib, Merck, Petroplus, et combien d'autres encore, se battent pour ne pas être mis dehors, et ce sont eux qui sont accusés de ne pas vouloir travailler, ce sont eux qui sont accusés d'être fainéants ?

Sarkozy veut lier, dit-il, les allocations chômage à une formation. Comme si les chômeurs refusaient des formations ! Et comme si, à l'issue des formations, il y avait un emploi ! Parmi les ouvrières de Moulinex de Cormelles-le-Royal licenciées il y a dix ans, la grande majorité doit maintenant survivre avec les minimas sociaux, et ce n'est pas faute d'avoir fait des formations !

Derrière cette histoire de formation, il y a surtout l'obligation qui sera faite aux chômeurs d'accepter le premier emploi proposé, c'est-à-dire de contraindre les travailleurs à accepter tous les petits boulots, même ceux qui ne permettent pas de vivre ! Avec une telle politique, on verra peut-être ici des jobs à un euro de l'heure, comme en Allemagne, des emplois pour moins de 400 euros à temps partiel !

« C'est mieux que rien ! », disent les dirigeants politiques de droite. Mais combien leur faut-il, à eux, pour vivre ?

Eh bien, il faut qu'ils sachent que les travailleurs ont eux aussi un estomac à remplir, et qu'ils ne veulent pas manger n'importe quoi !

Il faut qu'ils sachent que les travailleurs ont eux aussi besoin d'un toit sur leur tête, qu'ils ont besoin de se chauffer, de se soigner et qu'ils ont eux aussi besoin de se reposer et même d'avoir des loisirs !

En s'en prenant aux chômeurs, Sarkozy s'en prend à tous les travailleurs. »

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