Le sommet social de Sarkozy : Un cirque électoral avec des acteurs complaisants13/01/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/01/une2267.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Le sommet social de Sarkozy : Un cirque électoral avec des acteurs complaisants

Dans sa frénésie de faire semblant de faire quelque chose, cette fois face à l'augmentation continue du chômage, Sarkozy a annoncé son intention de convoquer « un sommet social » le 18 janvier.

Il fallait un certain culot de la part de celui qui, non seulement est aux côtés des patrons licencieurs, mais conduit directement la suppression de centaines de milliers d'emplois publics.

Il a ainsi convoqué les leaders des confédération syndicales, qui dans une unanimité touchante, tous sans exception, ont répondu présent.

Ce sont les mêmes qui s'étaient dit indignés de la façon dont les traitait le président de la République, du mépris qu'il affichait à leur égard. Ce n'est pourtant encore rien à côté de sa morgue revendiquée à l'encontre du monde du travail.

Tous ont pourtant reconnu qu'il s'agit en réalité d'une opération de promotion électorale à cent jours de l'élection présidentielle. Certains, en particulier Thibault, faisaient état du souhait de la CGT « d'une alternance politique », en clair de la défaite électorale de Sarkozy. Mais il faut croire que l'attraction d'une pseudo négociation est tellement forte que personne, pas même ceux qui se drapent dans une posture contestataire, ne peut y résister. Et cela en dépit même de la provocation annoncée de Sarkozy de faire de la TVA dite sociale la mesure phare de ce sommet. La CFDT est même allée jusqu'à faire comme contre-proposition... d'augmenter fortement la CSG.

Il est vrai que pour tenter de faire passer cette attitude pour moins lamentable, Thibault a éprouvé le besoin de proposer une « réaction commune » aux autres syndicats, ce jour-là. Les autres dirigeants n'ont même pas répondu à cette proposition, faite essentiellement à titre interne, et la CGT seule appelle à une manifestation à Paris, au moment du « sommet social ».

Mais, même si des militants voudront sans doute en profiter pour dire ce qu'ils ont sur le coeur, il n'y a vraiment rien à attendre de tels dirigeants confédéraux.

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