Hôpital du Kremlin-Bicêtre : De l'embauche pour le bloc, cela s'impose !19/10/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/10/une2255.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpital du Kremlin-Bicêtre : De l'embauche pour le bloc, cela s'impose !

La direction de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, qui fait partie de l'Assistance publique -- Hôpitaux de Paris (AP-HP), continue d'aggraver les conditions de travail. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : alors que, d'après la direction elle-même, le bloc opératoire devrait compter 45 panseuses, elles ne sont actuellement que 30 en équivalents temps pleins !

Des promesses d'embauche ont été faites, mais sans résultat pour le moment. Quatre infirmières espagnoles sont attendues, qui devaient être opérationnelles en septembre ! Mais toujours rien.

Les jours de repos s'accumulent depuis des mois, voire des années, sans qu'il soit possible de les prendre. Par exemple, pour la semaine du 14 novembre, quatre infirmières ont posé leur semaine ; elles sont toutes de secteurs différents. Cela leur a été refusé, par manque d'effectif.

Devant l'exaspération de l'ensemble des infirmières du bloc, la direction proposerait une prime de 300 euros mensuelle attribuée aux présentes et à condition d'accepter que les heures supplémentaires effectuées soient mises dans un compteur, pour être prises quand les temps seront meilleurs !

La totalité des infirmières refuse cette prime et réclame que l'activité du bloc soit adaptée à l'effectif présent.

Les conséquences sont immédiates pour les patients ; parfois des malades attendent des heures, dans le hall d'accueil du bloc. Leur intervention chirurgicale peut être reportée au lendemain, voire beaucoup plus tard.

La tension parmi le personnel est de plus en plus palpable. Les horaires sont quotidiennement dépassés. Ce n'est pas la présence aléatoire de quelques intérimaires qui peut changer les choses.

Il y a un an, un mouvement du personnel du bloc avait débouché sur une prime, mais cette fois tout le monde refuse cette carotte.

La colère est telle qu'il faudra bien que la direction adapte l'activité du bloc à l'effectif, ou bien qu'elle se débrouille pour trouver le personnel nécessaire au bon fonctionnement du bloc opératoire.

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