La Poste Saint- Étienne- de-Montluc (Loire- Atlantique) : Contre les suppressions d'emplois07/10/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/10/une2253.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

La Poste Saint- Étienne- de-Montluc (Loire- Atlantique) : Contre les suppressions d'emplois

Depuis le mercredi 28 septembre, la vingtaine de facteurs du bureau de Saint-Étienne-de-Montluc (près de Nantes), qui desservent les quatre communes de Saint-Étienne, Cordemais, Le Temple-de-Bretagne et Vigneux-de-Bretagne, sont en grève contre la suppression de deux emplois, avec le soutien de la CGT, de SUD, de FO et de la CFDT.

Les grévistes, tous les facteurs sauf deux, réclament l'abandon de ces deux suppressions d'emplois, qui concernent deux tournées sur dix-sept, et le travail dit « service arrière » sur les recommandés, les paquets, etc. Le travail serait alors réparti sur ceux qui restent, les surchargeant d'autant.

La direction a refusé de discuter sur la reprise des deux emplois, proposant seulement des mesures d'accompagnement, comme l'octroi de jours de repos. Puis, après plusieurs jours de grève, elle a proposé que les grévistes reprennent le travail et qu'on teste la nouvelle organisation du travail sur trois mois, proposition qui est apparue aux yeux des grévistes comme de la rigolade. Elle a aussi tenté d'embaucher des intérimaires pour remplacer les grévistes, mais a dû faire machine arrière devant l'intervention de l'inspecteur du travail.

Tous les matins, les grévistes se retrouvent devant le bureau de poste pour discuter, entre autres, des actions à mener vis-à-vis de la direction, mais aussi des maires, de la population, ou pour manifester dans le centre-ville.

Le mépris affiché du directeur local pousse à la colère et à tenir grâce à la solidarité et à la complicité qui sont nées depuis la décision de se mettre en grève.

Ces suppressions faites par une entreprise qui fait des centaines de millions d'euros de bénéfices, ça ne passe pas.

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