Personnel de service des lycées d'Ile-de-France : Quand l'égalité sert de prétexte28/09/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/09/une2252.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Enseignement

Personnel de service des lycées d'Ile-de-France : Quand l'égalité sert de prétexte

La Région Ile-de-France, dirigée par le Parti socialiste, vient de réaménager le temps de travail des personnels de service des lycées. Sous prétexte d'égalité et d'équité, la Région modifie la donne et s'apprête à leur retirer des RTT.

Elle s'abrite pour ce faire derrière un décret d'août 2000 relatif à la réduction du temps de travail dans la Fonction publique. Ce texte prévoyait déjà l'annualisation du temps de travail dans la Fonction publique pour les agents des lycées. Depuis, ces derniers travaillaient 40 heures par semaine sous prétexte qu'ils bénéficiaient en partie des vacances scolaires sous forme de RTT.

Onze ans après, la Région s'ingénie à trouver de nouvelles astuces pour allonger la durée de travail des agents. Dorénavant, la demi-heure consacrée au repas ne sera plus considérée comme du temps de travail effectif, quand bien même les personnels des lycées, cantiniers ou ouvriers d'entretien, sont souvent sollicités pendant leur pause et mangent rarement tranquillement. La journée de travail en sera d'autant rallongée. D'autre part, la Région prétend retirer une heure de RTT par jour de maladie ou d'absence, en prétextant de la durée légale du travail. En résumé, pour la Région, une semaine de travail peut faire 40 heures, une semaine d'absence n'en fait que 35 et le salarié malade devrait rendre cinq heures !

Ce sera aux intendants des lycées de se livrer à ce calcul sordide et de retirer des heures, voire des jours, de RTT aux malades. Parions que cela dépendra en fait de l'intendant et que tous les agents ne seront pas logés à la même enseigne.

Cette aggravation des conditions de travail est d'autant plus révoltante que le sous-effectif chronique, le non remplacement des départs touchent fortement tous les personnels et qu'ils ont vu depuis des années leur charge de travail augmenter alors que leur salaire -- la plupart des agents touchent le smic -- est bloqué. En tout cas, les agents, qui pour certains ont fait grève mardi 20 septembre, savent déjà que la Région socialiste, quand elle est aux commandes, agit comme la droite et trouve comme cette dernière tous les prétextes pour s'en prendre aux salariés.

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