Pour scolariser les enfants handicapés : Le manque d'auxiliaires de vie scolaire21/09/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/09/une2251.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Pour scolariser les enfants handicapés : Le manque d'auxiliaires de vie scolaire

En déplacement dans l'Yonne, Luc Chatel s'est félicité du taux de scolarisation des enfants handicapés. Il a cité des chiffres justifiant son contentement, mais pas celui de 5 000 enfants handicapés qui n'ont pu aller à l'école en cette rentrée, faute d'auxiliaires de vie pour les aider à suivre leur scolarité.

La loi sur le handicap votée en 2005 affirme pourtant que « tout enfant ou adolescent présentant un handicap ou un trouble invalidant de la santé est inscrit dans l'école de son quartier ». Cela aurait pu être un pas en avant pour lutter contre l'exclusion sociale que subissent les enfants handicapés, à condition que les moyens aient suivi. Car s'il est dit que des équipes de suivi de la scolarisation seraient mises en place, ainsi que des aménagements matériels, il y a loin du texte de loi à la réalité.

En juin dernier, le gouvernement avait promis la création de 4 000 emplois d'auxiliaires de vie scolaire. Il n'y en a eu que la moitié à la rentrée. En outre, ces AVS ne sont recrutés que sur une durée de six mois, même pas sur l'ensemble de l'année scolaire, sans condition de qualification, et ils ne reçoivent aucune formation. Or la bonne volonté ne suffit pas toujours pour aider un enfant handicapé.

Les associations d'enfants handicapés et les enseignants demandent depuis des années que cet emploi corresponde à un vrai métier, nécessitant une formation indispensable. Le gouvernement s'y refuse, toujours pour raisons d'économies, ce qui ne l'empêche pas de fanfaronner sur les résultats qu'il annonce.

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