Lycée professionnel de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) : On garde nos médiateurs !21/09/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/09/une2251.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Lycée professionnel de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) : On garde nos médiateurs !

Le jour de la rentrée, c'est avec stupéfaction que les emplois en contrats aidés (CUI, payés 640 euros par mois pendant six mois, contrat renouvelable quatre fois au maximum) découvraient une circulaire de l'inspecteur d'académie annonçant la décision du ministère de ne plus renouveler ni remplacer leurs contrats.

Cette décision signifiait le départ au compte-gouttes dans les mois qui viennent pour les douze contrats aidés, c'est-à-dire le chômage pour eux et de gros problèmes de fonctionnement pour le lycée. Car ces collègues qui travaillent à l'administration ou à la vie scolaire sont devenus indispensables. En particulier les médiateurs, qui ont grandi à Villiers-le-Bel, sont considérés comme des grands frères par les élèves, ce qui permet de désamorcer de nombreux conflits. À cette annonce de leur départ programmé, il faut ajouter la suppression de cinq postes de surveillants (quatre assistants pédagogiques et un assistant d'éducation).

Face à cette avalanche de mauvaises nouvelles, une partie du personnel du lycée a décidé de se mobiliser. Lundi 12 septembre, un tract a été distribué aux élèves et à leurs parents. Jeudi 15 septembre les médiateurs, lassés d'entendre le blabla stérile du proviseur, se sont mis en grève. En l'apprenant, des élèves ont bloqué le lycée pour soutenir leur mouvement. Une assemblée générale avec l'ensemble des collègues présents s'est alors réunie et, le jour même, une délégation est partie à l'Inspection académique.

Cette délégation a été reçue par un adjoint de l'inspecteur d'académie qui, malgré son arrogance et ses leçons de morale, a promis un répit d'une année scolaire : les douze collègues devraient donc rester cette année encore, ou être remplacés pour ceux qui arrivent au terme des deux ans maximum.

La délégation est partie en leur donnant rendez-vous à l'année prochaine au plus tard, consciente que seule la mobilisation peut faire remballer les mauvais coups des irresponsables qui dirigent l'Éducation nationale. Et pour les faire reculer davantage, par exemple pour obtenir de véritables embauches, l'idée qu'il faut mobiliser les contrats aidés à l'échelle du département, voire du pays, commence à faire son chemin.

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