Caillé peut payer04/03/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/03/une-2222.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C173%2C232_crop_detail.png

Dans les entreprises

Caillé peut payer

L'émission Enquête de M6 a fait un petit reportage sur la haute société venue se pavaner dans la station de luxe de Courchevel, là où les chambres se louent minimum 900 euros la nuit.

Passant dans une galerie d'art, la journaliste a croisé un « touriste » réunionnais bien connu. Il s'agissait de François Caillé, patron du groupe automobile du même nom qui, sortant d'une journée de glisse, s'intéressait à une statue de crocodile à 35 000 euros (l'équivalent de 25 mois de salaire).

Caillé s'est déclaré « grand amateur d'art, de peinture et de sculpture », un homme d'une grande délicatesse en quelque sorte ! Une délicatesse qu'il n'a pas réservée aux trois mille travailleurs qu'il emploie dans l'océan Indien. Son groupe étant en redressement judiciaire et ayant cumulé 260 millions d'euros de dettes, il a procédé à plusieurs centaines de licenciements dans l'automobile, l'ameublement et la grande distribution.

Mais tout en mettant sur la paille de nombreux ouvriers et employés, Caillé n'a rien changé à ses habitudes de nanti, dépensant sans compter, avec un cynisme à toute épreuve.

En tout cas preuve est faite que Caillé dispose encore de beaux restes, et possède sans doute quelques dizaines d'oeuvres d'art dont la vente pourrait permettre de maintenir les emplois et les salaires des travailleurs de son groupe.

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