Coût du travail : De nouvelles attaques en perspective26/01/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/01/une-2217.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C173%2C232_crop_detail.png

Leur société

Coût du travail : De nouvelles attaques en perspective

Le gouvernement va engager une discussion sur le coût du travail. Un institut économique propatronal, le COE-Rexecode, a remis un rapport au ministre de l'Industrie, Éric Besson, dans lequel il compare le coût du travail en France et en Allemagne. Une conférence nationale de l'industrie, CNI, va réunir les représentants du patronat, des syndicats et des parlementaires pour trouver les moyens de réduire, disent les économistes, l'inégalité entre ces deux pays.

Pour cela, les futurs participants à cette conférence proposent de réduire de 5 % à 10 % le coût du travail. Et Parisot, représentante du Medef, ministres et parlementaires de droite se demandent comment s'y prendre pour alléger ce qu'ils appellent les charges patronales sans pour autant créer d'inflation, sans provoquer la colère des salariés, et sans trop heurter les dirigeants syndicaux.

Parisot se plaint comme à son habitude que « le taux de charge en France est le plus élevé des pays de l'Union européenne ». Elle envisagerait bien une augmentation de la TVA, c'est-à-dire un impôt sur la consommation qui touche y compris les salariés et les chômeurs. Elle envisagerait aussi une augmentation de la CSG, payée par tous : salariés, retraités...

Quant à Éric Besson, il marche sur des oeufs. Il doit éviter de contrarier Sarkozy et les industriels mais éviter aussi que les salariés réagissent. Besson, ce fidèle de Sarkozy, oscille entre une augmentation de 2 % de la TVA qui rapporterait de 10 à 12 milliards d'euros et une « TVA sociale » ou « TVA emploi » qui serait une des réponses possibles.

Et tout ce beau monde conclut qu'il faut, pour aligner la compétitivité en France sur celle de l'Allemagne, remettre en cause les 35 heures et augmenter le temps de travail. Le COE suggérerait une négociation entreprise par entreprise. En clair, cela signifierait, si ses voeux devenaient réalité, la fin des conventions collectives pour réduire les salaires, le pouvoir d'achat.

Du côté du monde du travail un seul choix : refuser ce plan du patronat, des riches et du gouvernement à son service.

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