Sagemcom Dinan (Côtes-d'Armor) : Nouvelle saignée envisagée dans les effectifs15/12/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/12/une-2211.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C172%2C231_crop_detail.png

Dans les entreprises

Sagemcom Dinan (Côtes-d'Armor) : Nouvelle saignée envisagée dans les effectifs

À la suite du désengagement de France Télécom concernant la maintenance des Livebox d'Orange, 200 emplois sont menacés dans deux usines de la Sagem spécialisées dans la maintenance et le service après-vente des produits multimédias : à Tourcoing dans le Nord (cent salariés dont la moitié d'intérimaires) et Quévert près de Dinan, Côtes-d'Armor (295 salariés dont une centaine d'intérimaires). Ces contrats Orange représentent environ 60 % de l'activité de l'entreprise. Les intérimaires devraient évidemment être les premiers concernés.

Il y a une vingtaine d'années, la SAT (Société anonyme de télécommunication) comprenait plus d'un millier de salariés à Dinan. Devenue Sagem après plusieurs dégraissages successifs, l'usine est aujourd'hui une entité de la joint-venture Nethouse Services, groupe franco-allemand constitué début 2010 par la fusion des groupes Sagemcom (6 000 salariés et un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2009), majoritairement détenu par le fonds d'investissement américain The Gores Group, et CTDI (plus de 5 000 employés sur plus de 40 sites), « leader mondial de la réparation et la gestion logistique des équipements de télécommunication ». Nethouse Services prétendait alors « créer les conditions d'une croissance forte et durable ».

Il ne s'agit donc pas d'une petite entreprise en difficulté, mais de deux mastodontes dans le domaine dit « du service clients pour les terminaux de communication ».

Pour le moment, la direction de Sagemcom tente de calmer le jeu en affirmant qu'« aucune décision n'a été entérinée » et « aucun plan social n'a été évoqué pour l'instant ». En fait, l'annonce des licenciements devrait être effective en février 2011.

Encore un mauvais coup pour les travailleurs, dans une région où le taux de chômage s'élève déjà à près de 9 %, et qui n'avait vraiment pas besoin de ça.

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