Hôpital de Bellevue - Bourges : La coupe est pleine02/06/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/06/une2183.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpital de Bellevue - Bourges : La coupe est pleine

400 salariés travaillent dans cette maison de retraite de Bourges. Depuis plusieurs mois, le manque d'effectif a aggravé considérablement les conditions de travail du personnel et dégradé les conditions de vie des résidents. Toutes les catégories sont en sous-effectif : agents de maintenance, cuisiniers, personnels soignants. Dans certains pavillons, il n'est pas rare que nous nous retrouvions à deux pour trente résidents, car les arrêts-maladie ne sont pas remplacés.

Mercredi 26 mai, à l'appel de l'intersyndicale (CGT-CFDT-FO-SUD), un débrayage a eu lieu pour réclamer du personnel et 130 d'entre nous se sont rassemblés devant des bureaux de la direction qui a reçu une délégation. Nous avons manifesté dans l'établissement, passant dans tous les pavillons aux cris de « Tous ensemble ». Au compte-rendu de la délégation, celle-ci annonça que la direction n'avait pas de solution et le directeur, venu pour s'expliquer, fut vertement pris à partie.

En assemblée générale, il a été décidé de continuer à débrayer la semaine suivante à l'appel de l'intersyndicale et aussi de s'adresser aux familles des résidents afin de renforcer notre mouvement.

Vendredi 28 mai, l'ARS (organisme de tutelle et de financement) annonçait qu'elle allait essayer de débloquer 187 000 euros, en partie financés par le Conseil général, d'ici le 5 juin. On est encore loin du compte, mais cette annonce ne peut que renforcer notre détermination : si, deux jours plus tôt, les pouvoirs publics n'avaient pas de solutions à proposer ils commençaient à en trouver suite à la grève.

L'État a bien trouvé des milliards d'euros pour sauver les banques, alors il peut en trouver aussi pour financer la santé publique !

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