Pimkie - Neuville-en-Ferrain et Wasquehal (Nord) : Pas de trêve de Noël chez Pimkie30/12/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2010/01/une2161.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Pimkie - Neuville-en-Ferrain et Wasquehal (Nord) : Pas de trêve de Noël chez Pimkie

Les ouvrières de la marque de vêtements Pimkie sont en grève depuis le 19 décembre contre la suppression de 190 postes de travail sur deux sites du nord du pays (Neuville-en-Ferrain et Wasquehal). 138 postes doivent en effet y être supprimés et 52 au siège de la marque.

Les travailleuses ont même réveillonné à la porte de leur entreprise. Elles veulent obtenir une prime de départ supérieure à ce que propose leur patron. Celui-ci, pour le moment, ne leur concède que 15 000 euros plus 700 euros par année d'ancienneté, alors que les grévistes réclament 20 000 euros plus 2 400 euros par année d'ancienneté, c'est-à-dire ce que le groupe Mulliez a lâché aux travailleuses de Xanaka, une autre marque de vêtements du groupe, frappée elle aussi par un plan social quelques jours auparavant.

Les grévistes de Pimkie sont d'autant plus déterminées que leur patron est Mulliez, un groupe familial qui collectionne les enseignes (Auchan, Attac, Boulanger, Décathlon, Flunch, Kiloutou, Leroy-Merlin, etc.) et affiche des profits provocants. Des enseignes qui rapportent puisque le patron, Gérard Mulliez, était classé cette année par le magazine Challenges première grande fortune de France, devant Bernard Arnault de LVMH et Liliane Bettencourt (L'Oréal).

Et Mulliez a osé se vanter de « faire passer l'homme avant le fric ! »

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