Alcatel-Lucent - Rennes : Une journée de mobilisation qui en appelle d'autres18/11/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/11/une2155.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Alcatel-Lucent - Rennes : Une journée de mobilisation qui en appelle d'autres

À Alcatel-Lucent, les plans de suppressions d'emplois se succèdent. Depuis 2000, les dirigeants qui ont organisé la fusion entre Alcatel et Lucent ont fait baisser les effectifs de 113 000 à 77 000 salariés dans le monde, à coup de licenciements, de départs forcés, et d'externalisations d'activités.

Le quatrième plan de réductions d'effectifs depuis la fusion a été annoncé en juillet dernier. La direction voulait alors licencier 850 salariés en France et en transférer 150 vers d'autres entreprises.

Aujourd'hui, la direction a un peu revu son plan à la baisse, et parle de 560 suppressions d'emplois par départs « volontaires ». Mais elle peine évidemment à trouver les salariés qui acceptent de prendre la porte à ses conditions. Elle cherche aussi à faire reprendre certaines activités de recherche de Lannion et Orvault par une société de service en informatique, WII PRO, spécialisée dans la reprise d'activités et les licenciements qui vont avec. Dernièrement, celle-ci s'est illustrée en renvoyant 60 ingénieurs d'une entreprise qu'elle venait de racheter à Sophia Antipolis, après avoir reçu cinq millions d'euros de fonds publics et la caution bienveillante du ministre de l'Industrie Estrosi.

C'est pour protester contre ces projets que les salariés ont une nouvelle fois manifesté mardi 10 novembre à Paris, Strasbourg et Rennes. Des délégations syndicales d'entreprises du secteur des télécommunications sont venues apporter leur soutien. À Rennes, ils étaient plus de 500 à défiler, venant de Brest, Orvault, et Lannion. Pour tous ceux qui étaient là, cela faisait du bien au moral. D'autant que la direction fait tout pour diviser les salariés entre eux et que les représentants syndicaux sont aussi tentés d'agiter l'épouvantail de la concurrence des salariés étrangers sous prétexte des délocalisations de certaines activités.

Jeudi 12 novembre, la direction a cherché à riposter en annonçant un nouveau chantage : elle explique que, si elle ne trouve pas cent volontaires supplémentaires pour le départ forcé, elle imposera un nouveau plan de licenciements en juin 2010.

Ces manoeuvres de la direction doivent inciter à poursuivre la mobilisation : c'est la seule voie pour lui faire ravaler ses mauvais coups.

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