Soutien aux sans-papiers : Le délit de solidarité, c'est pas du cinéma07/10/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/10/une2149.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Soutien aux sans-papiers : Le délit de solidarité, c'est pas du cinéma

Le cinéaste José Chidlovsky était convoqué lundi 5 octobre par la police aux frontières (PAF) de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Actuellement il tourne un documentaire sur les conditions de vie de personnes dépourvues de papiers en règle.

La PAF lui reproche d'avoir hébergé et protégé l'une des personnes figurant dans son film, une Algérienne menacée d'expulsion. Bien qu'Éric Besson affirme le contraire, la loi sur « l'aide au séjour de personnes en situation irrégulière » menace toujours les bénévoles d'amende et de prison ferme. À ce titre, José Chidlovsky risque des condamnations si le procureur le traduit devant le tribunal correctionnel.

Il le sait, et courageusement il assume, disant que pour lui, une fois la caméra posée, il n'est pas question de ne plus être solidaire de ces femmes et de ces hommes pourchassés qu'il filme. À sa sortie des locaux de la PAF, devant les dizaines de manifestants venus le soutenir, il a déclaré : « J'ai reconnu mon délit, puisqu'ils appellent ça un délit. Il m'arrive d'héberger aussi d'autres personnes en difficulté, je le referai. » « Nous aussi », se sont écriés les manifestants, promettant de rester à ses côtés s'il est poursuivi.

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