CHU de Nancy : Sarkozy vient faire son numéro13/05/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/05/une2128.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHU de Nancy : Sarkozy vient faire son numéro

Sarkozy avait choisi le CHU de Nancy, où 650 suppressions de postes sont prévues d'ici à 2012, pour venir le mardi 12 mai faire la promotion du projet de loi Bachelot après avoir la veille, à l'occasion de la remise du rapport Marescaux, lâché un peu de lest en direction des médecins pour tenter de désamorcer leur fronde.

Cette tournée purement médiatique avait été soigneusement préparée par le préfet. Le samedi précédent, des policiers étaient allés voir les habitants des rues proches de l'hôpital central, où devait avoir lieu la visite, pour leur demander de ne pas sortir de chez eux entre 8 h 30 et 13 h 30. Dès le matin, l'hôpital a été transformé en un véritable camp retranché avec des CRS positionnés dans toutes les rues à quelques centaines de mètres à la ronde, qu'ils ont bloquées à partir de 10 h. Il y en avait même dans l'hôpital, ainsi que des dizaines de policiers en civil. Entre 600 et 1 000 policiers auraient été mobilisés pour cette visite qui devait durer une heure !

Au CHU, seule la CGT avait appelé à faire grève et à manifester. Les hospitaliers ont été rejoints par une manifestation de près de mille personnes, avec des travailleurs licenciés de Kléber et des grévistes de Raflatac ainsi que de nombreux étudiants.

Maintenus ainsi à bonne distance, les manifestants n'ont bien sûr pas pu faire entendre leurs slogans à Sarkozy mais son show si bien préparé a été tout de même quelque peu gâché. Au cours de sa visite au pas de charge à l'intérieur de l'hôpital, il a dû faire face à des hospitaliers qui lui ont dit devant les caméras de TF1 et de France 2 que la santé est bradée et que l'avenir est noir.

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