Lapeyre - Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) : Les travailleurs réclament leur dû04/03/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/03/une2118.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Lapeyre - Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) : Les travailleurs réclament leur dû

Depuis mercredi 25 février, les salariés du magasin Lapeyre à Aubervilliers sont en grève totale et le magasin est fermé. Ceux des magasins de Nanterre, Saint-Brice et Herblay sont également fortement mobilisés. D'autres magasins de la région parisienne et de province ont débrayé depuis une semaine.

C'est après que la direction a proposé aux organisations syndicales réunies pour les négociations salariales annuelles 1,8 % d'augmentation pour l'année 2009, et rien d'autre, que la grève a été décidée à la quasi-unanimité des 140 travailleurs du magasin d'Aubervilliers. Ces salariés, payés en moyenne 1 200 euros par mois, réclament 5 % d'augmentation sur l'année, un treizième mois égal à un douzième des salaires des douze derniers mois, une prime d'ancienneté et une prime de vacances, entre autres revendications.

Le 3 mars, une semaine après le début de la grève et après deux rencontres avec les syndicats, la direction a fait ses propositions. Il y est question de primes diverses, mais pas d'augmentation des salaires, et les travailleurs ont refusé, reconduisant leur grève à main levée. L'ensemble des syndicats a lancé un appel à la grève sur tous les sites du pays.

Lapeyre fait partie du groupe Saint-Gobain, un groupe qui ne se porte pas si mal que cela et qui s'est très très bien porté depuis des années.

Ainsi, sur le seul pôle distribution bâtiment dont fait partie Lapeyre, le résultat d'exploitation est passé de 888 millions d'euros en 2005 à 1 102 millions d'euros en 2007. En 2008, il y aurait un tassement, mais que sont devenus les millions accumulés les années précédentes ? À qui ont-ils profité ? Pas aux salariés en tous les cas qui, aujourd'hui, réclament leur dû.

Partager