Michelin : Recours généralisé au chômage partiel30/12/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2009/01/une2109.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Michelin : Recours généralisé au chômage partiel

Le chômage partiel se généralise, avec fermetures de services, d'ateliers, voire d'usines entières. Il entraîne des pertes de salaire. La maîtrise fait pression pour faire prendre les congés au bon vouloir de la direction, allant jusqu'à inciter à prendre par anticipation des journées de congés sur 2009.

Les exemples se multiplient. À Clermont-Ferrand, la SODG, où se fabriquent des pneus haut de gamme, a connu deux semaines de chômage partiel en novembre, par roulement, et une dizaine de jours en décembre. D'où des pertes de salaire de plusieurs centaines d'euros.

À l'usine de Cataroux, c'est l'atelier de mélange des gommes, avec près de 500 personnes, qui est resté fermé du 11 au 31 décembre.

À la Combaude, un atelier d'une centaine de travailleurs, surtout des femmes, qui fabriquent des fils textiles, a fermé du 18 au 24 décembre.

Et l'on pourrait ajouter une longue liste de sites touchés de la même façon : trois semaines d'arrêt à Cholet ; fermeture de 15 jours à Joué-lès-Tours ; idem à Roanne, à la Roche-sur-Yon ; près d'une semaine à Vannes.

De même encore dans les usines Michelin en Europe. Voici quelques exemples : plusieurs semaines en Allemagne, avec 2 h 30 de travail en moins par semaine et 6,5 % de perte de salaire. Et ceci en vertu d'accords entre syndicats de la chimie et direction !

De même en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, où trois usines seront fermées plusieurs jours, et où les travailleurs ne toucheront que 75 % de leur salaire.

En Espagne, 15 jours à l'usine d'Aranda de Duero. En Italie, l'usine de Turin-Stura ferme définitivement.

La politique de Michelin est la même partout : garantir des bénéfices aux actionnaires, quoi qu'il arrive, et aux dépens des travailleurs.

Mais ce n'est pas à ces derniers de faire les frais de la crise. Michelin, comme tous les grands patrons, a largement de quoi payer intégralement ceux qu'il cherche à priver de leur travail et de leur salaire.

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