Chaffoteaux - Ploufragan (Côtes-d'Armor) : Débrayages contre le chômage partiel24/12/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/12/une2108.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Chaffoteaux - Ploufragan (Côtes-d'Armor) : Débrayages contre le chômage partiel

Mardi 16 décembre, les travailleurs de Chaffoteaux ont débrayé pour protester contre le chômage partiel imposé par la direction du groupe MTS (Merloni Thermosanitaire) qui possède l'usine de fabrication de chaudières à gaz située à Ploufragan.

L'équipe du matin s'est mobilisée la première, cessant le travail dès la confirmation par la direction du chômage pour 2009. Elle a été suivie par l'équipe d'après-midi. Il faut dire que le ras-le-bol était fort.

Certes, depuis une semaine, nous savions que la direction voulait imposer plusieurs dizaines de jours de chômage l'année prochaine, dont une douzaine au premier trimestre, mais tout cela devait être confirmé en réunion du Comité d'établissement.

La direction avait préparé le terrain en laissant entendre que la crise immobilière aurait des conséquences sur le niveau de l'activité de l'usine de Ploufragan. Mais personne ne s'attendait à autant de chômage ; d'autant moins qu'un plan de 125 suppressions d'emplois est en cours (77 travailleurs ont déjà quitté l'entreprise début décembre et les autres départs auront lieu début mars et début juillet 2009).

À côté de cela, la direction n'a pas hésité à imposer dans certains secteurs des heures supplémentaires jusqu'à la fin de l'année, et à faire appel à plusieurs dizaines d'intérimaires. Et maintenant, le personnel de production va chômer une à deux semaines par mois durant le premier semestre 2009 !

Les travailleurs ont profité du débrayage, ayant le directeur de l'usine sous la main, pour réclamer le paiement intégral des jours chômés. La direction se contente en effet d'appliquer le minimum légal pour l'indemnisation. Les pertes financières vont donc être conséquentes. Pour une semaine chômée, ce sera 100 euros minimum en moins sur la paye.

Pourtant, il n'y a aucune raison de perdre un centime dans cette affaire, le groupe MTS a fait des bénéfices toutes ces dernières années.

Pour l'instant, la direction refuse de compenser intégralement les pertes. Elle propose aux travailleurs de puiser dans leurs jours de congés payés pour diminuer l'impact financier, mais cela ne satisfait personne. Ceux-ci ont décidé de boycotter l'inventaire que la direction avait programmé pour les 29 et 30 décembre. Ce sera une première action.

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