MOLEX - Villemur-sur-Tarn (région toulousaine) : 300 salariés refusent leur licenciement19/11/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/11/une2103.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

MOLEX - Villemur-sur-Tarn (région toulousaine) : 300 salariés refusent leur licenciement

Lors de la journée ville morte du 6 novembre à Villeneuve-sur-Tarn, l'annonce du projet de fermeture de l'usine Molex (connectiques automobile) a entraîné des réactions de solidarité des 700 salariés de Labinal qui travaillent sur le même site.

Les travailleurs de Molex, quant à eux, ne désarment pas. Ils n'acceptent pas cette logique économique qui les sacrifie pour satisfaire encore plus les appétits des actionnaires d'un groupe qui, après avoir racheté l'usine à la Snecma, la ferment une fois le citron pressé.

Vendredi 14 novembre, le Premier ministre Fillon était d'inauguration à Montauban, la préfecture du Tarn-et-Garonne, située à vingt kilomètres de l'usine. Et c'est à près de deux cents que les travailleurs de Molex ont rejoint le rassemblement organisé par les syndicats à cette occasion. Il y avait beaucoup de bleus pour les empêcher d'approcher, presque autant que de manifestants, car les ministres n'aiment pas le contact avec la réalité sociale.

Les travailleurs ont pu ainsi dire ce qu'ils pensaient des promesses de Sarkozy, affirmant que lui et son gouvernement seraient " intraitables avec les entreprises qui profitaient de la crise ". Du baratin ! Quant au ministre Chatel qui les avaient reçus quelques jours avant, il avait promis de poser des questions au dirigeant américain, de lui proposer de trouver un repreneur ou d'assurer les reclassements. Le groupe Molex doit en trembler encore ! Quant à Fillon, lui, il est resté discret, ignorant le problème derrière ses CRS.

Les discussions continuent avec la direction locale sur l'argumentaire économique. La direction essaie de noyer le poisson avec des tonnes de documents non fournis préalablement aux syndicats. Le patron de Molex prétend vouloir aller vite... mais les travailleurs eux ne sont nullement pressés. Ils restent mobilisés. Ils se réunissent en assemblée générale plusieurs fois par semaine. Et ils ont la ferme intention de vendre leur peau le plus cher possible.

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