Renault Flins Presses : Débrayages contre des suppressions de postes10/10/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/10/une2097.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Renault Flins Presses : Débrayages contre des suppressions de postes

Cela fait plus de deux semaines que les travailleurs de l'équipe de nuit des Presses de Renault Flins débrayent pour protester contre la suppression de neuf postes. Jeudi 2 octobre, pour leur cinquième débrayage, ils ont attendu l'équipe du matin et réclamé sa solidarité, avec un certain succès.

Pour les travailleurs dont les postes doivent être supprimés, cela entraîne le passage en équipes de jour avec une perte de salaire allant de 500 à 700 euros, cela en plus du bouleversement de leur rythme de vie, organisé en fonction de leur équipe de nuit depuis plusieurs dizaines d'années pour certains d'entre eux.

Dès l'annonce de cette mesure, ces travailleurs se sont réunis et ont établi leurs revendications. Ils réclament le maintien de leur ancien salaire pendant trois mois après le basculement en équipe de jour et l'étalement de la perte de salaire sur un minimum de neuf mois. Ils veulent aussi garder à vie la « garantie accessoire » qui équivaut à une somme de cent euros. Ils demandent enfin que ces mesures soient rétroactives pour tous les travailleurs déjà revenus en équipe.

Jeudi 2 octobre, quand ils ont défilé dans les ateliers aux cris de « Aujourd'hui, c'est nous. Demain, c'est vous », les travailleurs de l'équipe du matin les ont soutenus et certains ont débrayé pour se joindre à leur cortège. Ils savent bien qu'ils ont tous les mêmes intérêts face au plan Ghosn. Et ce jour-là, il y avait de l'ambiance dans les ateliers...

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