Cuba : Quand les dirigeants américains affichent leur mépris des populations11/09/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/09/une2093.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Cuba : Quand les dirigeants américains affichent leur mépris des populations

Cuba n'a pas échappé aux cyclones qui ont récemment balayé les Caraïbes. L'île a surtout été affectée par Gustav, cyclone le plus violent des cinquantes dernière années.

Comme pour les précédents, les systèmes d'alerte mis en place par l'État ont permis de limiter le nombre des victimes, mais des dizaines de milliers de maisons ont été détruites ainsi qu'un nombre important d'infrastructures.

Pour faciliter le déploiement des secours, l'envoi d'aide alimentaire et l'importation du matériel nécessaire aux reconstructions, le gouvernement cubain a donc demandé à l'administration américaine qu'elle lève l'embargo imposé depuis plus de quarante ans, et qui prive l'île de toute exportation des États-Unis. Le gouvernement de Bush a cyniquement répondu par la voix de la secrétaire d'État Condoleezza Rice qu'il n'en était pas question tant que Cuba n'aurait pas " entamé un processus de changement démocratique ".

On ne peut nier le caractère autoritaire du régime cubain, mais ce n'est pas cela qui motive les représentants de l'impérialisme américain, eux qui soutiennent des régimes dictatoriaux, corrompus et responsables de nombreuses exactions de l'Amérique latine à l'Asie, en passant par l'Afrique ! La vraie raison, c'est qu'ils n'ont toujours pas digéré que depuis le renversement du dictateur Batista, il y a cinquante ans par Fidel Castro, Cuba refuse de se plier aux exigences américaines.

Condoleezza Rice est là pour rappeler que Washington a la rancune tenace, et tant pis si des milliers de Cubains doivent en subir les conséquences.

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