Sanofi-Aventis Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) : Pas de licenciements !02/04/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/04/une2070.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sanofi-Aventis Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) : Pas de licenciements !

En 2006 peu de temps après la fusion entre les deux trusts pharmaceutiques Sanofi et Aventis, le PDG de l'époque, Jean-François Dehecq clamait à qui voulait l'entendre qu'il n'y avait pas de petits produits ni de petits pays. Il n'hésitait pas à sacrer le site de production de Vitry-sur-Seine " temple de la chimie " et se félicitait que, les ateliers de ce site étant amortis depuis longtemps, ils permettaient ainsi d'être concurrentiels sur le marché de la pharmacie. En bref, nous n'avions aucun souci à nous faire. Et, depuis Sanofi-Aventis a affiché des bénéfices record (7,1 milliards en 2007).

Et voilà que la direction annonce un projet de reconversion industrielle dans les biotechnologies et les produits cytotoxiques (les anticancéreux) qui se traduirait par 345 suppressions d'emplois d'ici 2012, sur un site comprenant 661 salariés et sur lequel travaillent aussi plus de 300 salariés de sociétés extérieures. La direction a beau dire qu'elle va construire un nouveau bâtiment dédié aux biotechnologies, le nombre de travailleurs pouvant espérer y travailler n'est que de 69.

Au cours d'un débrayage, le 1er avril près de 150 d'entre nous, accompagnés par des travailleurs du Centre de recherche voisin, se sont rendus au Comité central d'entreprise où se discutait le " plan de sauvegarde de l'emploi " qui est en fait un plan de suppressions d'emplois. Nous ne sommes pas dupes et le projet patronal n'est en rien acceptable en l'état. Les mesures de ce plan de " sauvegarde de l'emploi " ne garantissent pas de garder un emploi dans le groupe, encore moins sur le même site et pas non plus au même salaire.

Ce sont des garanties qu'il faudra imposer aux patrons de ce groupe, qui fait d'importants bénéfices et où il n'est pas question d'accepter des licenciements, même déguisés.

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