CHU de Rennes : Mobilisation contre les restrictions27/03/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/03/une2069.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHU de Rennes : Mobilisation contre les restrictions

Comme tous les hôpitaux, le CHU de Rennes manque de moyens. Alors, pour limiter le déficit budgétaire, la direction s'en prend au personnel et cherche à réduire la masse salariale. Elle a d'abord changé les conditions d'avancement d'échelon. Résultat : ceux qui ne bénéficient pas de l'avancement rapide vont perdre 200 euros par an !

Cette mesure étant passée presque sans réaction, la direction s'est dit qu'elle pouvait aller plus loin. Elle vient donc de sortir une note interne qui représente un véritable plan contre le personnel. Elle déclenche, dans un langage méprisant et insultant pour les agents, une chasse aux temps de pause et aux arrêts maladie, en incitant les cadres à demander des contrôles ! Elle les invite aussi à refuser les congés pour enfants malades sous prétexte de nécessité de service. Elle fait la guerre aux dépassements d'horaires alors que la charge de travail oblige souvent à prolonger la journée, et refuse que les heures supplémentaires inférieures à 15 minutes soient notées, tout en chipotant si la pause se prolonge trois minutes de trop !

La direction veut aussi limiter l'attribution du temps partiel à 80 %, très répandu sur l'hôpital. Depuis des années en effet, le CHU a multiplié les postes à temps partiel parce que ça l'arrangeait. 1 400 personnes travaillent aujourd'hui à 80 %. La direction veut en réduire le nombre. Mais les conditions de travail sont telles que beaucoup de celles qui se payent une journée par semaine pour souffler, considèrent qu'elles auraient du mal à tenir en travaillant à temps plein.

Les sessions de formation organisées sur le temps de travail ont aussi été réduites.

Cette note, avec son ton injurieux, a été un vrai brûlot. Elle a déclenché une réaction comme on n'en avait pas vu depuis plusieurs années. Jeudi 6 mars, nous étions 200 à manifester, le 13 mars, nous étions 300 et jeudi 20 mars, près de 400.

La direction cherche maintenant à calmer les choses en disant qu'elle ne voulait pas insulter les agents du CHU dont " elle connaît très bien le professionnalisme, etc. ". Mais elle ne revient pas sur son plan d'économie.

La mobilisation continue donc pour le retrait de cette note. Jeudi 27 mars, une manifestation était prévue en ville pour dénoncer ces mesures de restrictions.

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