Zone aéroportuaire de Roissy : La fermeture des parkings, c'est du temps de travail en plus30/01/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/02/une2061.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Zone aéroportuaire de Roissy : La fermeture des parkings, c'est du temps de travail en plus

Vu l'étendue de la zone de travail, l'emplacement des parkings du personnel et l'organisation des navettes les desservant ont des répercussions importantes sur le temps de travail réel des salariés de la zone aéroportuaire de Roissy.

C'est sans tenir aucunement compte de ce fait d'évidence qu'Aéroports de Paris vient de décider, pour le 31 janvier, la fermeture du parking PK en zone de fret, plusieurs centaines de travailleurs se voyant donc imposer d'autres emplacements de parking.

Pour beaucoup cela va se traduire par un allongement de 20 minutes du temps de trajet entre le parking et le lieu de travail effectif, deux fois par jour évidemment. Et ce temps de trajet une fois sur l'aéroport s'ajoute souvent à des déplacements de plus de 50 km séparant le lieu d'habitation de Roissy. Quarante minutes en plus par vacation, non rémunérées, ce serait treize heures par mois perdues pour les loisirs et la vie de famille. Alors c'est NON !

Les différents employeurs qui paient ces places de parking pour leurs salariés n'ont pas bronché, peu importent pour eux les conditions de transport, ils veulent simplement des travailleurs à l'heure pour pointer. Et plutôt que de créer de nouvelles navettes ou d'en renforcer certaines sur les nouveaux emplacements, la société Transroissy, qui assure les bus internes de la plate-forme, en profite pour supprimer les postes des chauffeurs qui desservent le PK ; pour trente-cinq d'entre eux, il n'y a pas de reclassement prévu sur la plate-forme.

La direction d'ADP, qui veut rentabiliser au maximum les terrains, vient d'annoncer un plan d'investissements de 2,4 milliards d'euros. La majeure partie sera dédiée aux grands travaux sur Roissy, dont un centre commercial. Par contre, rien n'est prévu pour les 85 000 salariés.

Le mécontentement est grand parmi les salariés concernés, et il n'est pas dit que cette fermeture passe sans réaction.

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