France Télécom-Équant (Rennes) : Internes et prestataires, même combat !19/12/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/12/une2055.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

France Télécom-Équant (Rennes) : Internes et prestataires, même combat !

À France Télécom, cela fait des années qu'une partie du personnel est employé de sociétés de service en ingénierie informatique (SSII). Actuellement, sur Rennes Atalante, ils sont plus de 400 à travailler aux côtés des 1 200 ingénieurs et techniciens de France Télécom et d'une de ses filiales, Équant.

Les salariés des SSII occupent des postes identiques à ceux des salariés embauchés directement. Certains sont là depuis des années, et rien ne les distingue de leurs collègues du groupe... Rien, sauf ce qui fait tout leur intérêt pour France Télécom : ils ont des salaires très inférieurs (jusqu'à 1 200 euros net de différence pour un ingénieur de 45 ans à qualification identique !), moins de jours de congés et de RTT, et mangent à la cantine pour deux fois plus cher. Et ils redoutent le licenciement par leur propre employeur le jour où la direction de France Télécom décide de mettre fin à leur " mission ".

L'annonce du renvoi prochain de 150 d'entre eux a déclenché une mobilisation de tous les salariés, internes et prestataires. Nous voulons l'arrêt des suppressions de postes sur le site et l'embauche de tous les salariés prestataires. Il est hors de question d'en faire encore plus avec moins de personnel et de voir des collègues de travail jetés comme des Kleenex.

Un rassemblement a été organisé par la CGT et la CFDT, où les salariés sont venus discuter de la situation et ont signé une pétition sur ces revendications. Puis, mercredi 12 décembre, 200 internes et prestataires se sont retrouvés devant les bâtiments pour un débrayage d'une heure, à l'occasion de la venue d'un des pontes de la direction. Celui-ci venait à Rennes pour une réunion avec les salariés... mais il s'est décommandé à la dernière minute pour se réfugier dans une petite salle avec une garde rapprochée !

Ce succès a conduit à voter la reconduction du débrayage pour jeudi 20 décembre, date du prochain comité d'entreprise.

Dans les bureaux, les collègues de toutes origines discutent ferme de cette perspective. Des tee-shirts, qui détournent les slogans officiels de la direction dans le sens du mouvement actuel, sont en préparation.

Notre mobilisation est une épine dans le pied de la direction qui a l'habitude de se servir de nos statuts différents pour nous mettre en concurrence et faire des économies sur notre dos. Souhaitons donc qu'elle s'amplifie !

Partager