Commission sur les retraites du privé : 41 ans de cotisation en 2012.01/11/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/11/une2048.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Commission sur les retraites du privé : 41 ans de cotisation en 2012.

La commission de garantie des retraites a donné son feu vert au gouvernement pour que la durée de cotisation pour une retraite à taux plein dans le privé augmente d'un trimestre par an à compter de 2009. En 2012 elle sera donc de 41 années au lieu de 40 actuellement.

La mission de cette commission, créée en 2003 par la loi Fillon, est de vérifier tous les quatre ans que la période moyenne de retraite des salariés du privé est stable, c'est-à-dire qu'elle n'augmente pas. Mais comme l'espérance de vie augmente - elle serait en 2012 de 23,74 ans, après 60 ans - eh bien, à en croire les rapporteurs de la commission, il faudrait tout simplement que les salariés travaillent un an de plus pour ne pas être plus longtemps en retraite.

Mais comment s'en étonner quand on sait qui préside cette commission bien mal nommée de " garantie " des retraites qui, en fait, garantit qu'elles n'augmenteront pas. Elle est présidée par quatre hauts fonctionnaires : le vice-président du Conseil d'État et les présidents du Conseil économique et social, du Conseil d'orientation des retraites et de la Cour des comptes. Ce dernier, Philippe Séguin, recasé là après son échec dans la course à la mairie de Paris en 2001, fait tous les ans la chasse au " gaspi " dans le rapport de la Cour des comptes, où il montre ses sympathies politiques de droite et tout le mal qu'il pense des fonctionnaires et des organisations syndicales.

Aucun de ces hauts fonctionnaires ne peut imaginer un instant qu'un allongement de la durée de la vie puisse être synonyme d'un allongement du temps de retraite pour que les salariés puissent pleinement profiter de celle-ci. Les progrès de la productivité pourraient largement permettre de travailler moins longtemps et de prendre une retraite bien méritée encore plus tôt. Mais pour les Fillon et les Séguin, les travailleurs doivent cotiser plus longtemps pour espérer bénéficier de retraites moins longues aux montants de plus en plus réduits. C'est cela qu'ils appellent faire des " réformes ".

Partager