Législatives : La " dure campagne " du Parti Socialiste24/05/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/05/une2025.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Législatives : La " dure campagne " du Parti Socialiste

À l'approche des prochaines législatives, l'image que donne le Parti Socialiste n'a rien d'enthousiasmant ni de mobilisateur. Après la bataille de chiffonniers entre ses chefs, voilà que les dirigeants du PS ne trouvent rien d'autre à faire que se plaindre, pour les uns, ou se réjouir, pour les autres, des initiatives de Sarkozy.

Après la présentation du gouvernement voulu par Sarkozy, Hollande s'est plaint, d'abord du ralliement de ses anciens amis Kouchner et Jouyet, puis de ceux qu'il rêvait d'avoir comme alliés, si le miracle de l'élection de la candidate du PS avait eu lieu, l'UDF Morin ou encore Hirsch, de la fondation Emmaüs. Car pour Hollande ces nominations " jettent la confusion ". Mais si ces hommes étaient aussi interchangeables entre Sarkozy et Royal, c'est bien parce qu'en réalité la politique que pouvait proposer l'une ou l'autre l'était tout autant. Le PS, qui avec sa candidate n'a cessé de faire les yeux doux à tous les représentants disponibles de la droite, est quand même mal placé pour reprocher quoi que ce soit sur ce terrain à Sarkozy.

Et s'il fallait avoir la confirmation que, sur le fond, les programmes de Royal et Sarkozy étaient totalement interchangeables, il suffit de s'en rapporter à Ségolène Royal elle-même. Cette dernière a tenu à se réjouir des premières mesures du gouvernement de Sarkozy, des mesures qui, a-t-elle dit, figuraient dans son pacte présidentiel. Elle a ainsi déclaré : " C'est un hommage en quelque sorte qui est rendu à bien des volets de mon pacte présidentiel. " Ainsi certaines décisions de Sarkozy seraient empruntées programme de la candidate PS.

Cet aveu n'a rien d'une révélation, il suffisait pour cela de bien lire ce qui tenait lieu de programme présidentiel au PS et qui était en fait un engagement à servir loyalement les besoins des grands groupes capitalistes et des classes riches.

Le PS, malgré ses rodomontades sur " une campagne de conquête ", est absolument décidé à ne pas changer de programme pour les prochaines législatives. Ce sera le même qu'à la présidentielle. Ses dirigeants préfèrent prendre le risque d'un cuisant échec électoral et de perdre bien des députés que de défendre autre chose qu'un programme de loyaux gérants du capitalisme.

Alors comment les classes laborieuses qui souffrent aujourd'hui de la situation qui leur est faite pourraient-elles se sentir vraiment partie prenante de ce " dur combat ", selon les mots déplacés de Hollande, pour savoir qui de l'un ou de l'autre mettra le mieux en oeuvre un programme commun qui ne répond pas à leurs besoins urgents ?

Partager