Sonovision-Itep - Colomiers (31) : Nous voulons 300 euros !26/04/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/04/une2021.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sonovision-Itep - Colomiers (31) : Nous voulons 300 euros !

Depuis fin mars, les salariés de Sonovision-Itep à Colomiers se mobilisent pour une augmentation de leur salaire.

Sonovision-Itep est une entreprise de 280 salariés qui produit de la documentation technique pour Airbus. Une partie d'entre eux travaillant comme sous-traitants in situ, environ 180 salariés sont sur le site de Colomiers.

En mars, les délégués du personnel CGT ont publié une enquête sur les salaires mettant en évidence le retard accumulé. Grâce à ces salaires au ras des pâquerettes, en 2005, la direction a réussi à mettre 12 millions d'euros de côté pour les actionnaires, alors que seulement 150 000 euros étaient consacrés à " l'intéressement "

Mardi 20 mars, un appel était lancé pour une assemblée générale du personnel, à laquelle répondirent 100 salariés. Ils votèrent la revendication d'une augmentation de 300 euros net pour tous, et décidèrent de faire une lettre au PDG, avec pour ultimatum une réponse pour le mardi suivant.

La direction générale ayant répondu qu'elle renvoyait la question aux négociations salariales annuelles, une nouvelle assemblée générale fut convoquée pour le mardi 3 avril. Celle-ci réunit à nouveau 100 participants et ceux-ci décidèrent de réécrire au PDG. Ils élurent aussi une petite équipe chargée de préparer la lutte, qui décida d'appeler à la grève pour le surlendemain jeudi. La journée de grève fut suivie à 90 %.

Une semaine passa, sans réponse satisfaisante de la direction. La petite équipe élue décida donc de préparer une nouvelle grève pour la semaine du 16 avril. Cette semaine-là, Arlette Laguiller tenait son meeting à Toulouse : plusieurs salariés émirent l'idée de faire grève ce jour-là et de l'inviter à venir soutenir leur lutte. La grève fut donc décidée ainsi que d'accueillir Arlette Laguiller mercredi 18 au barbecue qui serait organisé sur le parking. Ce jour-là beaucoup de choses furent discutées : le bon droit des salariés à revendiquer 300 euros d'augmentation pour tous, la solidarité avec les salariés des autres entreprises " concurrentes " qui étaient eux aussi venus en soutien... le tout sous l'oeil des caméras de toutes les chaînes de télévision venues pour l'occasion, et avant qu'Arlette reparte sous les applaudissements.

Cette publicité faite à leur lutte a fait plaisir à tous les salariés présents. Pour l'instant rien n'est encore gagné, mais la détermination est toujours là et les travailleurs sont prêts à se remettre en grève pour imposer de meilleurs salaires.

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