Sanofi-Aventis Vitry : Les débrayages continuent08/02/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/02/une2010.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sanofi-Aventis Vitry : Les débrayages continuent

À l'usine de production pharmaceutique Sanofi de Vitry, les débrayages de quatre heures chaque jour sont dans leur troisième semaine. Le nombre de travailleurs qui suivent le mouvement a un peu baissé, mais cent cinquante ouvriers et techniciens environ continuent à sortir quatre heures avant la fin de leur horaire normal, pour revendiquer une augmentation de salaire de 300 euros, l'embauche des travailleurs en contrat précaire et l'alignement par le haut des statuts des entreprises récemment fusionnées.

Jeudi 25 janvier, une centaine de travailleurs sont allés manifester au siège social à Paris et une délégation a remis leurs revendications à la direction du groupe. Jeudi 1erfévrier, une cinquantaine de grévistes sont allés à Maisons-Alfort, à quelques kilomètres de Vitry, à la rencontre des travailleurs d'un autre site de production dépendant du même groupe, qui ont eux aussi débrayé pour leurs revendications.

Dans le même temps, à l'usine d'Elbeuf, les travailleurs commencent aussi à effectuer des débrayages pour des revendications voisines.

Pour l'instant, la direction campe sur ses positions, bien qu'elle laisse percer son inquiétude: en effet, la FDA (Food and Drug Administration) américaine doit inspecter l'usine à partir du 9 février.

L'assemblée du mardi 6 février a encore prévu d'aller par deux fois se rappeler à la direction: une manifestation devait avoir lieu jeudi 8 au siège à Paris avec les travailleurs de Maisons-Alfort et des délégations des autres sites; vendredi 9, il était prévu d'offrir une «réception» à la délégation de la FDA.

Sanofi-Aventis compte ses bénéfices et les dividendes versés par milliards d'euros; elle envisage de racheter Bristol Myer Squibb, un autre géant de la pharmacie, pour devenir le premier groupe mondial, et de dépenser pour cela encore des milliards d'euros. Alors elle a largement les moyens de satisfaire les revendications des travailleurs de Vitry et des autres sites.

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