General Electric Medical Systems (GEMS) – Buc (Yvelines) Pour la paie, le compte n’y est pas31/01/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/02/une2009.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

General Electric Medical Systems (GEMS) – Buc (Yvelines) Pour la paie, le compte n’y est pas

Dans les ateliers de production de GEMS, les premières annonces salariales (une enveloppe globale de 3% de la masse salariale), même si elles diffèrent peu des années précédentes, ont suscité des réactions. Le compte n'y est pas, et l'annonce par la hiérarchie d'une prime de 100 euros... sous forme de chèque-cadeau pour nous «remercier» de notre travail en 2006 a plutôt fait grincer des dents.

D'autant que GEMS, constructeur de matériel radiologique, est une filiale du trust américain General Electric, deuxième capitalisation boursière au monde, dont les bénéfices ne cessent d'augmenter de trimestre en trimestre depuis près de dix ans. Ainsi, pour 2006, ces bénéfices se montent à 20,83 milliards de dollars, soit 11% de plus qu'en 2005.

Et comme chacun sait que les actionnaires ne seront pas partageurs, cela a alimenté un peu plus le mécontentement qui avait commencé à s'exprimer un peu partout dans les ateliers. Une pétition de l'atelier Mammographie réclamait une prime de 500 euros; une autre venant de l'atelier Vasculaire, reprise par les autres ateliers et certains services de cadres, demandait une augmentation mensuelle de salaire de 200 euros; des salariés de l'atelier Tables demandaient à être reçus par la hiérarchie.

Le jeudi 25 janvier, à l'initiative des syndicats CGT et FO, nous sommes allés à une bonne cinquantaine remettre les pétitions à la direction à l'occasion d'une réunion sur les salaires. Courageux mais pas téméraires, les directeurs ont préféré quitter la salle plutôt que d'avoir à nous dire quelque chose.

Ce rassemblement, le premier depuis des années, nous a décidés à nous retrouver plus largement le lundi suivant lors d'une assemblée de tout le personnel qui a regroupé 120 salariés.

Enfin, effet collatéral inattendu, l'immense majorité des techniciens a boudé l'invitation à sa «célébration» traditionnelle, prévue le 1er février. L'animation principale de cette soirée étant une initiation... aux attractions de cirque, nous préférons laisser la direction à ses clowneries.

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