Travail précaire et manque de logements08/11/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/11/une1997.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Travail précaire et manque de logements

Parmi les SDF qui doivent survivre dans la rue, il y a un grand nombre de chômeurs et de travailleurs victimes de la précarité. La France n'a jamais été aussi riche, dit-on, mais selon les statistiques officielles, sept millions de personnes vivent avec moins de 722 euros, et douze millions avec moins de 843 euros mensuels.

Toutes les formes de travail précaire ont connu une progression considérable; les emplois à temps partiel imposé se sont multipliés, notamment pour les femmes. Et pendant que le montant des revenus des salariés baissait et devenait de plus en plus incertain, les possibilités de se loger, y compris en HLM, se restreignaient.

Bien souvent, le fait de vivre seul limite l'accès à un logement du parc social. L'hébergement chez des parents constitue la seule alternative pour nombre de jeunes travailleurs. Une étude récente de l'INSEE constate qu'«au total, dans les agglomérations de plus de 20000 habitants, 470000 personnes âgées de 18 à 65 ans et sorties du système scolaire connaissent de très mauvaises conditions d'habitation. Parmi elles: 29% occupent en tant que locataires ou sous-locataires un logement sans aucun confort (dans un cas sur quatre, il s'agit d'une chambre d'hôtel, d'un garni ou d'un meublé), 4,5% sont des salariés du secteur privé logés à titre payant ou gratuit par leur employeur dans un logement sans aucun confort».

Faute de logements convenables accessibles, on voit de plus en plus d'installations permanentes dans des campings où des travailleurs ou des familles louent à l'année des mobile-home. Une situation intolérable qui en dit long sur cette société où, même quand on a un travail, il n'est pas possible pour nombre de salariés, de satisfaire un besoin aussi élémentaire que d'avoir un logement.

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