Snecma-Corbeil (Essonne) : Mouvement gagnant pour l’embauche d’apprentis11/08/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/08/une1984.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Snecma-Corbeil (Essonne) : Mouvement gagnant pour l’embauche d’apprentis

En cette fin de juillet, l'ambiance à la Snecma-Corbeil était plutôt marquée par la torpeur due à la chaleur qui régnait dans l'atelier et les bureaux, quand la nouvelle de la non-embauche des quatre apprentis de la promotion de bac-pro productique a provoqué une protestation des salariés. Il aura fallu cinq débrayages de suite, un par jour, pour obliger la direction à embaucher des apprentis qu'elle a formés elle-même.

La direction pourtant se flatte de sa politique de formation des jeunes. Lors d'une visite à l'usine de Raffarin, alors Premier ministre, visite qui n'avait d'ailleurs pas tourné à son avantage, il était alors déjà question pour la direction et le gouvernement de vanter l'apprentissage, censé être un moyen de résorber le chômage.

Mais les discours étant une chose et la réalité une autre, la direction limite au maximum les embauches depuis le début de l'année, et ce malgré les départs en retraite et la hausse très importante des commandes dans toute l'aéronautique. Alors, quand la direction s'est contentée d'offrir un CDI à un seul des quatre jeunes qui venaient de passer leur bac, tout le monde a trouvé cela inacceptable.

Les débrayages n'ont été essentiellement suivis que par le milieu syndical CGT et les salariés des secteurs des jeunes concernés. Mais ils ont été suffisamment déterminés pour décider chaque jour les travailleurs à se retrouver le lendemain, afin de bien montrer à la direction qu'elle avait tort de s'obstiner. Ce qu'elle a fait à petits pas, cédant un peu chaque jour, pour finir par embaucher les titulaires du bac, et admettre en redoublement à l'atelier ceux qui avaient raté leur examen.

Cette petite victoire a donné des idées. À la rentrée, c'est sur l'embauche des intérimaires, qui ont atteint dans l'entreprise un nombre record depuis vingt ans, qu'il faudrait remettre ça... en plus fort.

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