Privatisation de Gaz de France : Chérèque toujours là pour signer21/06/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/06/une1977.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Privatisation de Gaz de France : Chérèque toujours là pour signer

La fusion entre le groupe privé Suez et Gaz de France se traduirait par une privatisation de fait de ce dernier. Comme dans toutes les opérations de privatisation opérées jusqu'à ce jour, celle-ci ne peut que se traduire, à plus ou moins court terme, par une dégradation pour les employés de GDF et par une hausse de tarifs pour les usagers. Cela pourrait même déboucher, comme cela a été le cas pour l'électricité aux USA ou le chemin de fer en Grande-Bretagne, sur des pannes et des accidents à répétition.

Dans de telles conditions il semblerait normal que toutes les centrales syndicales soient contre la fusion, ne serait-ce qu'en paroles. Eh bien ce n'est pas le cas. Outre la CGT du groupe Suez, qui présente la fusion comme un progrès pour «son» entreprise, le secrétaire général de la CFDT Chèrèque ainsi que le responsable de la fédération CFDT chimie-énergie sont partisans de la privatisation. Chérèque justifie sa position en feignant de prendre pour argent comptant les phrases de Villepin promettant que le statut des agents de GDF ne sera pas touché et que les tarifs du gaz resteront contrôlés par l'État. Promesses qui valent autant que la précédente qui était... de ne jamais privatiser GDF.

Chérèque sait évidemment tout cela mais, comme le disent certains militants, en cas de rétablissement de l'esclavage, il serait sans doute là pour négocier le poids des chaînes.

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