Les banques roulent sur l’or07/06/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/06/une1975.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Les banques roulent sur l’or

La Société Générale a amassé 1,47milliard d'euros de bénéfices au premier trimestre 2006, en hausse de 20%. Le Crédit Agricole, lui, annonce un résultat de 1,38 milliard d'euros, en hausse de 53%. La BNP Paribas a dépassé la barre des deux milliards d'euros, alors qu'elle vient d'acheter la sixième banque italienne, la BNL, pour près de 9milliards d'euros.

Tous ces profits se font sur la base d'une activité financière débordante: épargne, spéculation, dette de l'État, tout est occasion d'engranger des bénéfices bancaires. Le Crédit Agricole, par exemple, a vu ses bénéfices issus de la seule spéculation monter de 220%.

Une bonne part de ces profits faramineux repose sur la folie du système spéculatif et, entre autres, sur la hausse du cours des actions en Bourse. Mais une autre partie repose sur les bénéfices réalisés sur la gestion des comptes des clients, pour lesquels les banques inventent sans cesse de nouveaux services, si l'on peut parler de services en l'occurrence. Ces derniers temps, elles se sont enrichies en particulier grâce au développement des assurances-vie, dont la fiscalité a été favorisée, au détriment des plans épargne-logement.

L'État cherche, dit-il, des moyens de boucher le trou de la Sécu? Il suffirait de taxer les profits bancaires ne serait-ce qu'à 50% et la Sécu en aurait immédiatement terminé avec son prétendu déficit.

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