Congé parental : Le gouvernement joue à qui perd gagne29/09/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/09/une1939.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Congé parental : Le gouvernement joue à qui perd gagne

Le Premier ministre a annoncé, jeudi 22 septembre, la création d'un nouveau congé parental à partir du troisième enfant. Actuellement, le parent qui souhaite s'arrêter de travailler pour élever un enfant reçoit une allocation de 512 euros mensuels, pendant une période pouvant aller jusqu'à trois ans. À partir du 1er juillet 2006, cette allocation sera portée à 750 euros à partir du troisième enfant, à condition que le congé n'excède pas une année. Pour l'instant, les parents ont le choix entre les deux formules.

Selon Villepin, cette mesure répondrait à deux objectifs: encourager la natalité en accordant des ressources supplémentaires à partir du troisième enfant, et permettre au parent qui s'arrête (en très grande majorité des femmes) de se réinsérer plus facilement dans le monde du travail puisque le congé sera plus court. En fait, il ne faut pas gratter bien profond sous le vernis faussement progressiste de cette mesure pour découvrir une bonne vieille arnaque dont le gouvernement est coutumier.

D'abord, retourner au travail au bout d'un an de congé parental suppose qu'il y ait suffisamment de places en crèches et en garderies, ce qui est loin d'être le cas. Mais surtout, où est l'avantage financier pour les salariés qui s'arrêtent afin d'élever leur enfant? Avec 512 euros mensuels versés pendant trois ans, ils touchent au total 18432 euros. 750 euros, versés sur un an seulement, ne font jamais que 9000 euros!

Les Caisses d'allocations familiales s'inquiètent, paraît-il, des dépenses supplémentaires que ce nouveau congé devrait entraîner. En fait, le gouvernement prévoit là aussi de faire des économies, sur le dos des salariés.

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