Volkswagen Forest Bruxelles (Belgique) : - Menaces contre les travailleurs et hausse du cours de l’action10/08/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/08/une1932.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Volkswagen Forest Bruxelles (Belgique) : - Menaces contre les travailleurs et hausse du cours de l’action

De janvier 2001 à octobre 2004, le cours des actions de Volkswagen a régressé de 42%. Mais depuis trois mois il a rebondi de 37%; en fait, depuis que la direction de VW a annoncé des mesures de réduction des coûts encore plus rigoureuses que les précédentes.

Certains dirigeants préconisent même que le plus grand groupe automobile européen supprime 30 000 emplois (sur les 343 000 que compte le groupe international) et ferme des sites de production, notamment l'usine de Forest-Bruxelles (5 700 salariés).

Pourtant l'entreprise est toujours bénéficiaire, même si les profits déclarés sont actuellement en baisse: près de 3 milliards d'euros en 2001 et encore 716 millions en 2004. D'ailleurs, sur la base des résultats du premier semestre, la direction annonce une remontée de ses profits pour 2005.

Comme cela a déjà eu lieu les années précédentes, ces menaces de fermeture peuvent très bien faire partie d'une mise en condition pour imposer un nouvel accroissement de la productivité et des profits, par des compressions d'effectifs, des réductions de salaires et encore plus de flexibilité, dans les usines du groupe comme chez les sous-traitants. Mais il n'est pas exclu que la nouvelle direction aille plus loin, y compris en supprimant des usines, notamment en Belgique, où tout le monde se souvient encore de la fermeture de Renault Vilvorde en 1997.

Ces derniers mois, la direction du groupe VW a été décapitée par des scandales, qui ont aussi éclaboussé la direction du syndicat allemand IG Metall.

Maintenant, aux dires de la presse, les nouveaux dirigeants du groupe VW se passeraient bien de la concertation instituée avec les syndicats, même quand ceux-ci sont à la botte des dirigeants et des actionnaires.

Voilà les raisons qui ont conduit à ce que la fermeture de l'entreprise pour les vacances de juillet se fasse pour tous dans l'angoisse.

Certains dirigeants syndicaux belges ont affirmé que VW-Forest ne fermera pas, que la direction a démenti la rumeur et que des négociations sont en cours! Mais comment les croire, alors que ces délégués principaux relaient depuis des années les exigences de la direction pour faire accepter l'accroissement de la productivité, sous prétexte de rester compétitif et conserver la production en Belgique ? Tout ceci n'a pas empêché l'ex-délégué principal de Renault-Vilvorde, qui avait en son temps accepté toutes les concessions et qui est maintenant un des dirigeants de la FGTB-Métal, de déclarer que l'acceptation par les ouvriers de toutes les mesures d'accroissement de la productivité ne suffirait pas forcément pour que les patrons ne ferment pas une entreprise.

Mais aucun de ces dirigeants syndicaux n'a proposé aux travailleurs de l'automobile de se préparer à se battre, contre les licenciements partiels, les réductions de salaires, la flexibilité et contre une éventuelle fermeture de l'entreprise.

Ce serait pourtant la seule perspective réaliste. D'autant plus que les ouvriers de VW ne sont pas seuls et isolés. En février 2005, les dirigeants des groupes automobiles en Belgique, Ford, Opel, Volvo et Volkswagen, déclaraient - ensemble - à la presse qu'ils exigeaient une baisse des charges salariales de 10% à 12%, sous peine de délocalisation!

Alors, que ce soit par des baisses de salaires, des compressions d'effectifs, le recours massif à la flexibilité ou la fermeture d'usines entières, tous les travailleurs de l'automobile sont menacés. C'est donc ensemble qu'ils doivent résister.

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